OBSERVATION 40 (FISCHER
A partir de la septième vertèbre dorsale, il y a une soudure des corps vertébraux des septième et huitième dorsales, et scoliose gauche. Cette scoliose donne une courbure très marquée de la série des corps à partir de la dixième dorsale. Cette courbure atteint son maximum au niveau de la deuxième lombaire, puis la ligne des corps revient - vers la ligne médiane jusqu’au promontoire. Les arcs postérieurs manquent depuis la septième dorsale jusqu’à la fin du racchis. Le corps de la dixième dorsale est très petit et, à la coupe, on trouve sa forme très irrégulière. Le corps suivant est irrégulièrement triangulaire. En arrière de ces deux corps part une pièce cartilagineuse triangulaire, dont la pointe est dirigée en avant. Les corps suivants, en dehors de leur courbure scoliotique, n'offrent aucune altération. Pour ce qui concerne l’état de la moelle, elle se rétrécit un peu au-
1. Fischer. — Ueber die lumbodors. Rachischisis mit Knickung der Wirbels. Inaug. Diss., lena, 1889, et Beiträge f. path. Anat. u. allg. Path., 1889, V, P. 150. |
dessous du point où commence la fissure rachidienne. Si on l’examine de plus près, on constate qu’elle se divise en deux cordons plats, qui se continuent, en même temps que la pie-mère qui les engaine, sans limite bien précise, dans le tissu occupant la gouttière vertébrale.
OBSERVATION 41 (FiscHer, IT).
Aucune modification à signaler dans le rachis ni dans la moelle jusqu’au niveau de la huitième dorsale. À partir de ce point, la série des corps vertébraux décrit un angle mousse saillant en arrière et constitue une cyphose lombaire. C’est également à partir de cette huitième dorsale que, jusqu’à la fin du rachis, les arcs postérieurs des vertèbres manquent complètement. Le sommet de la cyphose correspond au niveau de la quatrième lombaire. Le promontoire est à peine marqué, eton pourrait croire que le rachis lombaire et le sacrum forment une ligne droite. Au niveau de la courbure dorsale, il y a des modifications dans l’état et aussi dans la position des vertèbres dorsales.
Les corps des dixième et onzième dorsales sont soudés ne par une masse osseuse, de la surface postérieure de laquelle on voit partir une pièce cartilagineuse rectangulaire, qui correspond au corps assez nettement conformé, mais repoussé en arrière de la neuvième vertèbre dorsale. Ce corps est surmonté en arrière d’une sorte d’épine osseuse qui atteint la paroi postérieure du canal rachidien. Immédiatement au-dessus de cette épine, la moelle se partage en deux moitiés, formées par deux cordons ronds un’ peu aplatis, qui passent de chaque côté . de ce prolongement. Après un demi-centimètre de “parcours, ils se perdent sans délimitation bien précise dans la membrane recouvrant la gouttière vertébrale ouverte.
Malgré l’absence de la neuvième dorsale, qui d’ailleurs n’est pas autrement démontrée, il est évident que la pièce décrite dans cette observation est susceptible de recevoir la même interprétation que la pièce du professeur Humphry. Ici, cependant, je trouve un détail particulier : ce n’est pas d’une masse cartilagineuse unissant les deux vertèbres sous-jacentes que part l'épine osseuse; les deux vertèbres sont unies par une masse osseuse, et c'est de cette masse osseuse que part la pièce que Fischer compare à un corps et qui, comme dans le cas d'Humphry, est surmontée par une épine osseuse.
DIASTÉMATOMYÉLOCÈLE 231
Voici, enfin, une observation de Chiari:, avec division du segment médullaire afférent. L'examen histologique de la pièce a été fait.