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DIASTÉMATOMYÉLIOMÉNINGOCÈLE 307
encore, c'est la présence, du côté gauche, d’un ganglion entre la demi-moelle et le cordon interposé. C’est donc vers le plan médian que sortent les racines postérieures.
Le dédoublement du canal central se fait ici comme dans les observations que nous avons déjà étudiées. Notons seulement que les deux canaux ont une direction plus ou moins transversale et sont tous les deux sur le prolongement des incisures que l’auteur donne comme formant les sillons médians antérieurs. Cette disposition est encore plus visible sur la deuxième division de la moelle, un peu au-dessous de la premiére. Là, ces incisures se dirigent franchement de dedans en dehors; et l'auteur déclare que chaque demi-moelle a subi un mouvement de rotation qui a porté ses portions antérieures en dedans et placé son axe antéro-postérieur en travers. Combien ces modifications et les dispositions relatives de la substance grise et de la substance blanche s'expliquent facilement si on admet que l’ébauche médullaire s’est repliée sur elle-même, que le canal central et l’incisure sont les traces de la ligne soudant les deux moitiés de l'area, superposées l’une à l’autre par ce mouvement d’enroulement; la substance grise placée en avant de cette ligne forme la corne antérieure étirée de dedans en dehors, tandis que celle placée en arrière représente la corne postérieure, développée de dehors en dedans.
Il est d’autres observations dans lesquelles on trouve un inégal développement des deux moitiés de la moelle. Les cas de Steffen: et de Beneke2 me paraissent en être des exemples. Je n'ai pas pu me procurer les originaux de ces deux observations, et dois me contenter d’en reproduire le résumé d’après la thèse de Steiner et le travail de Sulzer.