OBSERVATION 95 (DE RUYTER, IX
Méningocèle sacrée. Mort sans opération. Autopsie. Méningite suppurée: la peau qui recouvre la méningocèle est intacte macroscopiquement. La figure 2 représente une coupe médiane antéropostérieure du rachis et du kyste méningé, lequel est rempli de pus. La moelle est plus longue qu’à l’état normal. Elle va jusqu’à l'extrémité du sacrum. Au niveau de la méningocèle, la moelle et ses enveloppes sont parfaitement normales.
Mais si on se reporte à la figure 2 de la planche II, on
constate que non seulement la moelle a J’excès de longueur «
reconnu par l’auteur, mais encore qu’au niveau du spina bifida
et au-dessus, elle est augmentée de volume et que son canal
central est notablement dilaté. De sorte que nous avons affaire ”
ici à un myélocyste terminal, et qu'il s’agit bien d’une myélo-
cystoméningocèle.
Quant aux autres observations classées comme méningocèles,
n°‘ Eve
. BAYER. — Prag. med. Woch. ., 1889, n° 20; Ibid., 18go n° 5; Ibid., 1892,
MÉNINGOCÈLE 329
il est difficile, en l’absence de tout examen anatomique, de leur donner une interprétation quelconque. Cependant, pour les observations VI, VII et VIII, de Ruyter fait observer luimême que le spina bifida s’accompagnait de troubles. trophiques graves, et bien que l'éclairage par transparence n'ait permis de reconnaître dans les tumeurs aucune ombre suspecte, on pourrait penser que la moelle prenait quelque part à la malformation (p. 89).
Je n’ai tenu aucun compte de l'observation X, parce que la méningocèle sous-occipitale recouvrait une encéphalocèle. Quant à l'observation XI, méningocèle opérée et guérie, elle n'a donné lieu à aucun examen anatomique.
L'observation de Schmielan r, celle de Beckmann, rapportée dans sa thèse par Schmielan, sont des pièces opératoires qui n'ont pas permis l'examen approfondi de la moelle. Je pourrais en dire autant des cas nombreux qui, rapportés par des chirurgiens, n’ont pas donné lieu consécutivement à une autopsie. Ils sont trop nombreux pour que je veuille les énumérer ici. |
Dans son mémoire cité plus haut, Hildebrand rapporte 7 cas de méningocèle, 6 à la page 460, dans le corps du travail, et 1, à l'appendice, page 482. Des 6 premiers cas, 5 sont des pièces opératoires où la calotte excisée a seule été étudiée, sans que la moelle ait été examinée. Seule, l'observation IV a donné lieu à une autopsie complète. Nous la résumons ici.
OBsERVATION 76 (HiLDEBRAND, IV).
Méningocele.
Tumeur congénitale du volume d’un œuf d’autruche, occupant les régions lombaire inférieure et sacrée supérieure. A l’autopsie, ce qui restait du sac avait une surface lisse, luisante, mais au milieu on trouvait, au niveau d’un orifice correspondant aux premières vertèbres sacrées, une saillie ovalaire régulière, rougeâtre à sa surface, grosse à peu près comme l’ongle du petit doigt. Cette saillie n’est
. ScHMIELAN. — Ueber Spina bifida. Inaug. Diss. Wurtzburg, 1889.
F0 SPINA BIFIDA
autre chose que la terminaison de la moelle. Celle-ci, à la coupe, ï paraît vascularisée et, au-dessus de la partie herniée, offre une cavité . qui a 1 millimètre ou t millimètre et demi de rer et environ 2 centimètres de hauteur. 4
Bien que Hildebrand fasse de cette tumeur, dans la relation qu'il donne de ses recherches personnelles, un pelotonnement : du filum terminale, il est facile, en consultant le protocole d’ autopsie qu'il rapporte et même en se reférant à sa figure 12,/ de reconnaître que la tumeur en question était bien un myélocyste lerminal. Ce cas devrait donc être classé parmi les myélo= cystoméningocèles, et non pas parmi les méningocèles. Re
Le septième cas, celui de l’appendice, n’a donné lieu à aucun examen de la moelle. Mais même parmi les premières observations, celles auxquelles l'absence d’autopsie ne nous permets guère d’attacher une grande importance au point de vue qui nous occupe, Muscatello: fait remarquer que tout au moins, les cas I et III ne doivent pas être des méningocèles, mais bien des myélocystocèles avec destruction de l’épithélium. ‘4
L'observation XIV de Muscatello (ibid., p. 222) est intitulée «Méningocèle sacrée ». C’est le seul cas de méningocèle que l'auteur ait observée, alors du moins qu'il publiait ce premier mémoire. Mais, ici encore, il s’agit d’un cas opéré par lei 4 aucun examen de la moelle n’a pu être fait. x
Dans son deuxième mémoire, Muscatello publie, sous le e n° XVII, une deuxième observation de méningocèle sacrée. de liens à en reproduire les principales parties, #
OBSERVATION 77 (MuscaTELLO, XVII).
Enfant mâle d’un mois et demi ; à la naissance, tumeur du volume d’une noisette à la région sacrée; dép cette tumeur a atteint Ie volume d’une mandarine. Elle est pourvue, d’un pédicule épais € LA court. Elle est couverte d’une peau mince et: rosée, qui, au som devient encore plus mince et prend là l'aspect d’une cicatrice a; les dimensions d’une pièce de 1o centimes, nacrée, bleuâtre places et laissant transparaître un riche réseau vasculaire. Tum