LALLEMAND, — Diss. inaug. Paris
5 UE : SPINA BIFIDA
observer Marchandrï, ces restes médullaires manquent plus ou moins complètement. Ils peuvent être réduits à quelques masses brunâtres éparses, que Morgagni? a assez heureusement comparées à du sang coagulé. Il se peut aussi que la surface de la membrane superficielle soit tout à fait lisse et ne présente de pelotons vasculaires que près de ses extrémités supérieure et inférieure.
À l'extrémité supérieure, on trouve généralement un orifice, l'orifice polaire supérieur, tantôt situé dans une fossette découverte, en forme d’entonnoir très aplati, à la hauteur de la base - du crâne, et dirigée vers celle-ci, tantôt constituant une sorte de tunnel régulier, qui se cache entre deux lambeaux hémisphériques, les restes du cerveau.
A l'extrémité inférieure, la fossette polaire manque souvent ou du moins l’orifice polaire ne s'ouvre pas librement à la surface de la membrane superficielle.
Même lorsque les masses rougeâtres médullo- vasculaires manquent plus ou moins, on voit assez nettement, dans toute la longueur du rachischisis, à travers la membrane superficielle, trois traînées blanchâtres : l’une, médiane, représente le prolonsement pie-mérien destiné à la fissure longitudinale antérieure et contient un vaisseau assez volumineux, l'artère spinale antérieure; les deux autres, à 5 ou 6 millimètres en dehors de la première, courent presque parallèlement jusque vers l’extrémité inférieure de la fissure, où elles convergent vers le pôle caudal. Ces ‘bandelettes latérales représentent le ligament denticulé.
Cette membrane superficielle est évidemment la pie-mère au-dessous de laquelle on retrouve constamment une membrane plus dense, plus blanche, qui n’est autre que la dure-mère. Entre les deux, l’arachnoïde constitue rarement une couche à part; c’est à peine si on reconnaît là des filaments et des travées qui unissent la pie-mère et la dure-mère, et qu’on trouve d’au-
1. MARCHAND.— Art. Spina bifida, in Realencyclopädie der gesammten Heilkunde, t. XVII, p. 448.