Tourneux et HERRMANN. — Journ. de l’Anat., 1887, p
6. BruGscH. — KI. und Entwicklungsgeschichtliches über die Bedeutung d. cong. Anom. d. Haut d. Steissgegend (Steiss-Grübchen, Fistel, Cyste und
Haarbildungen) (Bert kl. Woch., 1904, XLI, p. 787). 7. STOLPER. — Arch. f. kl. Chir., 1899, t. L, p. 209.
PENSE ” gs A ln
-hoG SPINA BIFIDA
dant que ces dépressions pouvaient siéger plus fréquemment entre le coccyx et l'anus. Lawson Tait: les a vues plus souvent près de l’extrémité supérieure du sillon interfessier. 12 fois, dans la statistique de Lannelongue, les dépressions étaient multiples chez un même sujet. Enfin, Lannelongue dit avoir vu ces dépressions siéger quelquefois, non pas sur la ligne médiane, mais latéralement, surtout, quand elles étaient multiples. | Tous les auteurs ne sont pas absolument d'accord sur la fréquence de ces infundibula. Desprès, en 1874, les croyait constants chez le nouveau-né. Plus tard, en 1882, à la Société de chirurgie, il admettait que, chez les nouveau-nés, on les trouvait dans un tiers des cas environ. Lannelongue, dans sa statistique, dit que sur 130 enfants nouveau-nés qu'il a examinés, il a trouvé 95 cas soit d’infundibulum, soit de fistule (il donne le nom de fistule à la dépression, dès que le trajet rétréci dépasse 3 millimètres de profondeur). D'ailleurs, sur ces 95 cas, le -nombre des fistules s'élevait à 14. Féré, au contraire, dans sa deuxième communication à la Société anatomique (1878, p. 532), croit les dépressions profondes plus fréquentes que les dépressions superficielles. M. Heurtaux (de Nantes) pense que, au moment de la naissance, la dépression est très fréquente, mais non constante. Elle devient beaucoup plus rare chez l'adulte. Sur 960 sujets examinés (670 hommes et 290 femmes), 42 seulement présentaient des traces légères ou prononcées d’infundibulum (29 hommes et 13 femmes), soit une proportion d'environ un cas sur 23 sujets. Peyramaure-Duverdier arrive à un chiffre encore moins élevé, 1 sur 30 sujets. Kuhn avait déjà fait remarquer que les dépressions sont plus fréquentes chez les sujets présentant en même temps d’autres déformations, et Wendelstadt rapporte, dans sa dissertation inaugurale, toute une série de faits où la fovea coexiste avec d'autres difformités, comme le bec-de-lièvre, la déformation du pavillon de l'oreille, celle du coccyx, et, ce qui nous intéresse plus particulièrement, avec le spina bifida. Stolper est d'avis qu'il faut compter ces dépres-
1. LawsoN Tair. — Congrès britannique de la Soc. p, l’avancement des Sc. session de Dublin, 1874. |
INFUNDIBULA COCCYGIENS ho7
sions parmi les signes de dégénérescence, en général beaucoup mieux connus des psychiatres que des chirurgiens.
On a pu voir, dit Kirmisson :, dans certains cas, la fossette coccygienne coïncider avec une persistance de l’éminence coccygienne, sous forme d'un rudiment de queue. Et par là l’on comprend l'hypothèse de Lawson Tait, qui a considéré l’infundibulum comme un vestige de l'appendice caudal normal, à un moment donné, dans l'espèce humaine. Féré, en même temps qu'un infundibulum, a vu le coccyx dévié en arrière, «de sorte que l’infundibulum semblait porté sur une éminence » (loc. cit., p. 312).
Freund 2 décrit, sur un appendice caudal mesurant 1 centimètre et demi de long, un infundibulum qui occupait la face supérieure de cet appendice, du côté de la base. Un faisceau conjonctif compact allait de la pointe du coccyx vers l’appendice caudal, dans la direction de la fovea coccygea. Mais nous aurons plus loin à revenir sur cette question de l’appendice caudal, et je ne veux pas ici y insister plus longuement.
Lorsque la fovea est plate et complètement superficielle, elle
n'a guère d'intérêt au point de vue chirurgical. Il n’en est plus de même lorsqu'elle s’approfondit et constitue un véritable trajet fistuleux. Nous avons vu que certaines de ces fovea pouvaient paraître plus profondes et avoir une forme allongée, en gouttière. Elles constituent ainsi un stade de développement intermédiaire; si la dépression s’approfondit encore, si le trajet se rétrécit, nous aurons une véritable fislule dermoïde.
Ces fistules peuvent offrir des différences assez considérables dans leur direction, leur longueur et leur diamètre. La constitution de leurs parois peut aussi offrir des modifications, soit en raison de leur structure même, soit par suite d’accidents inflammatoires qui ont pu se développer dans, leur voisinage immédiat. Nous aurons aussi à étudier leur orifice réel et les orifices