‹ Spina bifidaChapitre 93 sur 144 · SÆNGER. — Arch. f. Gynäk., 1890, XXXVIL, p · texte numérisé non relu

SÆNGER. — Arch. f. Gynäk., 1890, XXXVIL, p

5. MarcaaDier, — Kystes derm. du raphé coccygien. Thèse de Paris, 1893.

6. MerueT. — Kystes cong. du raphé génito-périnéal (Rev. de chir., 1895,

do TUMEURS CONGÉNITALES SACGRO—COCCYGIENNES h13 semblent être plutôt en relation avec le développement du sinus uro-génital.

Tumeurs mixtes dites tératoïdes de la région sacrococcygienne. — I. TUMEURS CONTENANT DES ÉLÉMENTS POUVANT ÊTRE ATTRIBUÉS A DES FORMATIONS PERMANENTES OU A DES ORGANES EMBRYONNAIRES TRANSITOIRES DE LA RÉGION SACRO-COCCYGIENNE. — Sans vouloir empiéter ici sur le terrain de la tératogénie, auquel je consacrerai un chapitre particulier, je crois devoir, en abordant l’étude des tumeurs mixtes, appelées tératoïdes, rappeler qu'elles ont été rattachées à deux grandes théories génétiques. D'une part, on a invoqué la théorie de la diplogénèse, de l'inclusion fœtale, la théorie dite du « fœtus in fœtu », et, d'autre part, celle des troubles survenant dans le développement si complexe de la région.

Tandis que certains auteurs rattachent toutes les tumeurs mixtes à une seule de ces théories, comme, par exemple, Calbet :, qui fait de toutes ces tumeurs des tumeurs parasitaires dues à une inclusion fœtale, d’autres, au contraire, se sont efforcés de distinguer les cas et de les répartir dans l’une ou l’autre des deux catégories. Mais les conditions requises pour pouvoir classer les tumeurs parmi celles d'origine parasitaire ont été fortement discutées, et les classifications ont été fort nombreuses.

Von Ammon? divisait ces tumeurs en hernies des parties contenues dans le canal rachidien, sacs d'hydrorachis, tumeurs parasitaires par intra-fœtation et tumeurs néoplasiques vraies. Lotzbeck 3 conserve ces mêmes grandes divisions et se contente de subdiviser les tumeurs néoplasiques suivant leur texture histologique, en tumeurs cellulaires, fibreuses, graisseuses, cartilagineuses, osseuses et kystiques. Les kystes eux-mêmes se divisent en kystes simples (hygromes sacrés), kystes complexes,

. CazBeT. — Thèse de Paris, 1893.

2. V. AMMox. — Z. Diagn. d. angeb. Lambal., Sacral- und Perinealtumoren (Monatsschr. f. Med. Augenheilk. und. Chir., 1840). 3. Lorzseck. — Ueber die angeb. Geschw. d. Kreuzbeingegend. München, 1858.

où, autour des cavités, on trouve du tissu adipeux, fibreux, ou «

de la substance analogue à la substance cérébrale et enfin des kystes contenant aussi du cartilage et de l'os. 4

La division de Fôrster: peut être considérée comme plus moderne. Pour la première fois, il tente de distinguer nettement les tumeurs parasitaires, qu'il divise en parasites libres et parasites sous-cutanés, des tumeurs non parasitaires, qu'il appelle cystosarcomes sacrés congénitaux.

En 1860, Luschka? avait découvert la glande coccygienne qui porte son nom. Sous l'impression de cette découverte, Virchow$ propose la classification suivante : 1° formes spinales ; > tumeurs se rattachant à la théorie du fœtus in Jœtu; 5° tumeurs dérivant de la glande de Luschka, hygromas kystiques, cystosarcomes, etc. C’est à peu près cette classification qu'il devait défendre en 1869, à propos du cas célèbre connu sous le nom de «Sacralgeschwulst des schlievener Kind » (tumeur sacrée de l’enfant de Schlieven)i; mais, plus tard, son opinion a

varié à différentes reprises. Quoi qu'il en soit, dans ses pre- …

miers travaux, il élargissait la catégorie des tumeurs par inclusion parasitaire et ne réclamait même pas, pour classer une | tumeur dans cette catégorie, la présence de restes ou d'organes fœtaux nettement reconnaissables. Ahlfeld5, Panum6 admirent à peu près sans restriction que toutes les tumeurs qui n'étaient pas en relation avec un spina bifida étaient des tumeurs par inclusion parasitaire.

Au contraire, dès 1862, Braune7, dans un très important

. Fürsrer. — Die Missbildungen d. Menschen. Iena, 1861, p. 28. : #0

. Luscuka.— Die Steissdruse d. Menschen (Arch. f. path. Anat., 1860, É svt p. 106). à .. VircHow. — Ein neugeb. Kind m. einer AE als Faust grossen Sacral- “4 Pa Rs (Monatsschr. f.Geb. und Frauenkrank., 1863, XV). 2 h. Vincnow., — Ueb. d. Sacralgeschw. d. Schlievener Kindes (Berl. KL : Woch., 1869, p. 194).

5. AuerEezp.— Beitr. z. Lehre v. d. Zwillingen (Arch. f. Gynäk., 1875, vil, 4

p. 251 1 6. en — Beitr. z Kenntn. d. physiol. Bedeutung, d. angcb. Missbild.… } ee [. pathol. Anat., 1878, LX VII, p. 69). , ..BrAuNE. — Geschwülste der Kreu:beingegend im anal. und klih. Bez iehung. Re g, 1902, p- 90.

TUMEURS CONGÉNITALES SACRO-COCCYGIENNES h19

mémoire, avait établi très nettement la distinction entre : r° les diplogénèses vraies, et 2° les tumeurs sacrées proprement dites, non parasitaires. Pour Braune, les diplogénèses se subdivisent en parasites complets et incomplets, ceux-ci pouvant être souscutanés ou libres, suivant que le parasite est enfermé ou non sous le revêlement cutané de l'autosite. Mais, pour qu'une tumeur puisse être considérée comme parasitaire, il faut, et Braune insiste particulièrement sur ce point, qu’elle contienne des organes fœtaux bien reconnaissables. Quant aux tumeurs de la deuxième catégorie, les tumeurs sacrées proprement dites, elles constitueraient un groupe malin, «maligne Gruppe ». Ne voit-on pas les adhérences qu'elles contractent soit avec les aponévroses, soit avec les parois rectales) | La sous-division de ce groupe est des plus importantes : le premier des sous-groupes est formé par les tumeurs qui sont en rapport avec le canal spinal; le deuxième, par celles qui n’ont avec le contenu de ce canal et avec le canal lui-même aucun rapport; parmi celles-là, il faut signaler à part, comme tumeurs siégeant en avant du sacrum, celles qui proviennent d'une dégénération de la glande de Luschka. Le troisième de ces sous-groupes est formé par les hygromas sacrés, qui n’ont ni un siège aussi typique ni une malignité aussi prononcée que les autres tumeurs de la région. Ces hygromas n'offrent aucun rapport avec le canal spinal: ce sont des kystes simples ou multiloculaires; leurs parois sont fibreuses, leur surface interne est revêtue d’épithélium, et le liquide que contiennent les … cavités renferme beaucoup d’albumine. Peut-être ces hygromas sont-ils au point de vue pathogénique en relation avec des segments isolés de sacs hydrorachidiens refermés. Enfin, un quatrième et dernier sous-groupe renfermerait les appendices caudaux, se divisant en queues proprement dites, avec ou sans contenu osseux et les simples Hpomes.

La plupart des auteurs qui suivent: Molk, dans sa thèse 1; - Arnold ?, dans une étude sur un lipome complexe de la langue:

1 At d

1. Morx. — Thèse de Strasbourg, 1868, 2. ARNOLD. — Arch. f. pathol. Anat., 1850, L. L, p. 514.

h16 SPINA BIFIDA

Bergmann:, dans son mémoire bien connu sur le diagnostic des tumeurs de la région sacro-coccygienne; Pannwitz?, etc., admettent, avec des modifications plus ou moins considérables, la division en trois catégories principales : 1° spina bifida, qui peut lui-même être compliqué d’une tumeur ; 2° tumeurs non parasitaires, dépendant d'un trouble apporté au développement de l'extrémité inférieure du tronc; 3° tumeurs parasitaires se rattachant à la théorie du « fœtus in fœtu ».

Je ne vois guère parmi les auteurs modernes que Calbet3 et Stolper { qui aient cherché à élargir le domaine des tumeurs par inclusion. Calbet admet que «l'immense majorité des tumeurs congénitales de la région sacro-coccygienne, décrites par les auteurs sous les noms de: monstruosités parasitaires, inclusions fœtales, tumeurs polykystiques, tératomes, tumeurs : mixtes, tumeurs à tissus multiples, tumeurs complexes, sarcomes, fibromes, lipomes, angiomes, lymphangiomes, doivent être rangés dans un même groupe. Ces tumeurs sont dues à un embryon anormalement développé, vivant en parasite sur un frère jumeau ordinairement bien conformé. D’aspect très divers, ces tumeurs ont une structure similaire : on trouve entre les plus complexes et les plus simples toutes les transitions ». | Les conclusions de Stolper sont beaucoup moins absolues : il distingue en effet les tumeurs dues à un germe unique de celles qui proviennent d’un double germe. Les premières doivent leur origine à un trouble dans le développement des éléments embryonnaires constituant l'extrémité inférieure du tronc : ce sont les tumeurs dermoïdes, fistules ou kystes, et les tumeurs dépendant d'un spina bifida, y compris le spina bifida occulta. Beaucoup de ces tumeurs dépendant du spina bifida sont polykystiques et ne peuvent être distinguées des tumeurs bigermi- « nales que par l'examen histologique. Mais la plupart des

1. BERGMANN. — Berl. kl. Woch., 1884, p. 761 et 780. 2. PANNwITZ. — Inaug. Diss. Berlin, 1884.

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