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Buzz. — Arch. f. pathol. Anal., 1887, CIX, p

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sence de quelques noyaux cartilagineux près de cavités tapissées d'épithélium cilié, même si on trouve encore dans le voisinage une glande en grappe et des amas épithéliaux, pour faire du tout une ébauche embryonnaire de l'appareil respiratoire, sans quoi, dans la plupart des observations que nous avons rapportées, ces conditions se trouveraient remplies. Et si j’ai tenu à rappeler ici les parties principales de cette observation, c’est un peu pour montrer, suivant l'expression de Borst (p. 475), « jusqu’à quel point la fantaisie peut s'exercer pour l'interprétation des moindres faits observés ».

Peut-être pourrait-on faire lés mêmes réflexions pour les cas où dans un kyste on a trouvé des tissus pigmentés, dont on a voulu faire une ébauche embryonnaire de l’œil, avec les cellules pigmentées .de la rétine. Il s’agit probablement de simples dépôts de pigments dans des cellules; si ces cellules sont connectives et se trouvent dans le stroma, le pigment, selon toutes les probabilités, est d’origine hémorragique. Mais si le pigment se rencontre dans des cellules polyédriques ou cubiques tapissant un kyste, et si ces cellules ressemblent plus où moins aux cellules rétiniennes, on est conduit tout naturellement à faire de ce kyste une vésicule oculaire fœtale.

Hamel:, Lüttkemüller2 ont décrit des faits de ce ee Dans un cas de Spündly 3, il y avait des traînées de pigment visibles à . l’œil nu, entre les fibres formant la substance fondamentale de. la tumeur, puis des kystes qui sur une partie de leur périphérie étaient tapissés par de l’épithélium cylindrique non pigmenté, et sur l’autre partie de la périphérie par de l’épithélium pigmenté. Kümmel a vu un cas analogue accompagnant une fissure postérieure du sacrum et du coccyx. En un point de la. tumeur, sus-jacente au spina bifida, il trouva une petite cavité, qu'il considéra comme une vésicule oculaire embryonnaire, bien qu'il n’y eût là ni nerf optique ni trace de cristallin, et bien que.

. HAMEL. — Ueb. angeb. Sacraltum. Inaug. Diss. München, 1894-95. |

2. LüTTREMÜLLER. — 4 Fälle v. angeb. Sacraltum (Med. Jahrb. v. Stricker, ]

3. SPonDLy. — Ueb. Pigment in einem Sacrococcygealteratom. Inaug. Diss, Zurich, 1894.

la tumeur présentât, en d'autres points, des formations idextiques.

M. B. Schmidt a fait à ce sujet l'hypothèse suivante : « La production d’épithélium pigmenté doit être considérée comme une fonction physiologique d’un segment limité du tube médullaire embryonnaire; mais, dans des circonstances anormales, cette possibilité doit pouvoir être étendue à d’autres portions plus ou moins éloignées du tube médullaire. »

Ces tumeurs contiennent aussi quelquefois des ébauches dentaires ou des dents plus ou moins développées. Bergmann: cite les cas de Port, de Kronlein3, de Skorcewsky#, où il y avait plusieurs ébauches dentaires. Borst croit que la présence des dents dans une tumeur prouve sa nature parasitaire; Aschoffs admet, au contraire, que ce n’est pas là une preuve suffisante, et qu'une tumeur contenant des dents ou des ébauches dentaires peut parfaitement être une tumeur monogerminale.

En résumé, dans cette dernière classe, en dehors des monstres doubles complets (dans la nomenclature de Geoffroy-Saint- Hilaire6, classe des monstres doubles, ordres des Autositaires, famille des Eusomphaliens, genre des Pygopages) ou incomplets (classe des monstres doubles, ordre des Parasitaires, famille des Polyméliens, genre des Pygoméles), qui n’ont rien ou pas grand’chose à voir avec le spina bifida, il ne nous est guère resté à envisager que des tumeurs très analogues à celles que nous avions étudiées dans la catégorie précédente, mais qui, en outre, contenaient ou des formations que l’on a, peut-être à tort, distinguées des éléments précédemment décrits, ou réelle-

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