‹ Spirites et médiums: Choses de l'autre mondeChapitre 9 sur 29 · PHOTOGRAPHIES D ESPRITS · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIES D ESPRITS

saurait être récusée, étaot de sa nature impartiale et impassible? Remplacer Y homme semillf par la plaque sensible, c'est Tidéal qu'eu a poursuivi longtemps avec autant d'ardeur que d'insuccès, et qu'on a cru atteindre parliculièrement dans l'expérience suivante :

« On installe dans une chambre une bobine de Rhumkorff actionnée par une pile suffisamment puissante. L'un de ses fils est laissé en communication avec l'air ambiant ; l'autre, beaucoup plus long, se termine par une éprouvette en verre, dans laquelle son extrémité est scellée. Une personne placée dans une chambre voisine complètement obscure prend, dans une de ses mains, celte éprouvette et approche un doigt de l'autre main d'une plaque photographique que lui présente, du côté coUodionné, une seconde personne sans communication directe avec la pile; quand le doigt est suffisamment rapproché de la plaque, il s'en dégage un flux électrique qui s'inscrit lui-même sur la pellicule sensible et qui ressemble tout

à fait aux effluves que les sensitifs voient se dégager des doigts d'un individu à Téta t normal (1). »

Il est bon de noter que M. le colonel de Rochas n'a fait que reproduire avec quelques variantes cette expérience illumïnatwe. L'idée première en revient à un spirîte russe, M. Narkieviez-Iodko, qui a tiré plusieurs milliers d'épreuves et formulé les singulières conclusions qui suivent :

r L'existence d'un rayonnement spécial, émanant de l'être humain et différent suivant les individus et les tempéraments, est certaine;

V Certains objets, entre autres les plantes et les aimants, manifestent aussi ce rayonnement qui est toujours photographiable ;

3° Ce rayonnement varie dans l'état de santé et dans l'état de maladie, à tel point qu il peut révéler y plusieurs jours à V avance y une maladie qui va se déclarer et indiquer le point faible de l'organisme.

(I) A. DE Rochas, Extériorisation de la sensibilité, 4885, p. 43.

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M. lodko trouve la preuve du fluide rayonnant dans Texpérience rapportée plus haut. Il déclare, d'ailleurs, qu'il faut en surcharger l'organisme, et, pour y arriver, il avoue qu'il se sert d'électricité. Habemus confitentem reum. Notre auteur institue une expérience à l'effet de démontrer l'existence du /tuide vital ou psychique , et il fait appel au fluide électrique : naturellement c'est l'électricité de la bobine Rhumkorfl* qui opère et qui produit sur la plaque l'image photographique. Où est la merveille?

Le D' Baraduc, qui marche dans la même voie que M. lodko, a fait mieux que lui : il s'aide le plus souvent du courant électrique, mais il prétend arriver à s'en passer. Et il a fait des découvertes superbes, à en juger par ses conclusions :

a V La force cosmique est une force courbe ;

« V Elle se produit, par notre propre vibra-tion intime^ dans l'atmosphère fluidique périphérique au corps humain quand et comme nous vibrons nous-mêmes, en nous-mêmes ;

« 3° On peut donc de la vue photographique d'une aura, de Talmosphère fluidique d'une personne, induire son état crame;

« 4* On peut juger de l'état d'âme d'une per-^ sonne par l'impression extérieure qu'elle produit sur des personnes sensibles ou sur une plaque (i). »

La place nous manque pour relater en détail h^ photographies d'âmes obtenues par le D*" Baraduc, les images-pensées, les psychicônes qui immortaliseront son nom, bien que l'Académie ne les accepte pas encore (2); mais il faut se borner, et d'ailleurs, à suivre les longues explications de notre confrère, nous risquerions de nous perdre... et de perdre le lecteur, tant elles sont confuses.

Un appui inespéré fut apporté à la théorie des effluves humains par un académicien, peu de temps avant sa mort, nous voulons parler

(1) Conférence à Bar-le-Duc, 25 octobre i896.

(2) Cf. D"" Baraduc, La Force vitale; VAme humaine, ses mouvements, D*" Surdled, Les Photographies d'esprits.

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