ANIMAUX RÉFRACTAIRES ET ANIMAUX RÉCEPTIFS
Avant d’aborder l’examen des divers animaux au point de vue de leur sensibilité respective vis-à-vis du Sp. icterohemorragiæ , une remarque s’impose : pour la clarté de 1 exposition, nous avons dû établir des catégories tranchées ; biologiquement parlant, cette systématisation ne présente pas une telle rigueur et une foule de conditions peuvent lui imprimer des fluctuations : la souche du virus, sa nature, son ancienneté, la quantité, la voie d’administration, etc... et aussi le terrain sur lequel on opère. C’est pourquoi les résultats, obtenus par les divers expérimentateurs, ne concordent pas toujours exactement. Ces divergences ne sont donc pas dues uniquement au facteur personnel ; elles sont imputables, en partie tout au moins, aux causes sus-indiquées. Sous ces réserves, nous résumerons ci-après les faits essentiels relatifs à la réceptivité des divers animaux étudiés jusqu’ici.
Limitée aux quelques espèces zoologiques entretenues couramment dans les laboratoires, l'expérimentation révèle toute une gamme dans la sensibilité des animaux vis-à-vis du Sp. icterohemorragiæ . Un certain nombre (Lapin, Poule et Pigeon) sont le plus souvent réfractaires ; chez quelques autres (Rats et Souris sauvages, Campagnol), ce microorganisme trouve des conditions qui lui permettent d’y vivre, ou tout au moins d’y végéter en commensal, sans inconvé-
LA SPIROCHÉTOSE
nient manifeste pour l’hôte (animal réservoir de virus) ; enfin une troisième catégorie est représentée par les espèces pour lesquelles le virus de la spirochétose est nettement pathogène ; parmi ces dernières, le Cobaye mérite une place spéciale et son affection fera, plus loin, l’objet d’une étude particulière (p. 99 et suivantes).