PL. VIII
lmp. Lafontaine.
LA SPIROCHÉTOSE CHEZ LES ANIMAUX
rénales ainsi que des cellules desquamées, des leucocytes libres, enfin des hématies souvent très abondantes.
§ 3. Surrénales . — Les hémorragies (pl. IX, 1) affectent profondément cet organe et elles paraissent ne jamais faire complètement défaut. Parfois, elles se limitent à quelques suffusions qui s’infiltrent, au niveau des deux substances, entre les cellules et les dissocient; souvent, elles sont beaucoup plus abondantes : elles inondent alors la totalité de la surrénale, bouleversant son architecture, et, d’après A. Monti, peuvent même aboutir à la constitution d’un hématome qui englobe tout l’organe.
La capsule conjonctive est piquetée d’extravasations sanguines, dont l’abondance augmente progressivement au fur et à mesure qu’on se rapproche du centre : c’est ainsi que la moitié interne de la couche fasciculée est remaniée par des épanchements assez étendus pour diminuer sensiblement la quantité des éléments sécrétants. Dans la substance médullaire, la substitution des hématies aux cellules est encore plus accusée et, en nombre de points, la structure normale ne subsiste plus qu’à l’état de vestige : on ne retrouve plus que le réseau conjonctif dont les mailles sont maintenant occupées par du sang. Le fait que ces lésions s’observent dans les pièces prélevées sur les sujets vivants montre qu’il ne s’agit pas d’un phénomène cadavérique mais d’une réaction fonctionnelle.
Nous signalerons encore deux modifications : la première intéresse la couche fasciculée dont un nombre variable de cellules, parfois une proportion élevée, se charge de granulations jaunâtres (pl. VII, o); d’autre part, quelques surrénales sont le siège d’une infiltration leucocytaire assez marquée (leucocytes à noyaux polymorphes et mononucléaires).
§ i. Rate . — Pour certains auteurs, A. Monti en particulier, la rate s hypertrophierait au cours de la spirochétose ictérohémorragique ; ce phénomène nous a toujours paru peu accusé; nous n’avons pas davantage observé l’augmen-