Épididyme de Cobaye spirochétosique
La graisse, g, n’a été fixée que dans les couches superficielles; s, sang extravasé.
Pi- IX
G. Constantin del. litli.
Imp. Lafontaine.
LA SPIROCHÉTOSE CHEZ LES ANIMAUX
tation de volume des corpuscules de Mal piglii signalée par le même auteur. D’une façon générale, les organes, que nous avons prélevés sur les Cobayes sacrifiés à la période ultime de la maladie, sont relativement peu modifiés ; on y constate simplement une légère tendance à l’homogénéisation; une proportion élevée de leucocytes à noyaux polymorphes ; de la caryolyse et de la pycnose assez marquées ; enfin de la macrophagie extrêmement active (pl. XI, 2 et 3) : en effet, les sinus renferment fréquemment de nombreuses cellules gorgées de pigment ferrique ; c’est là le processus qui, à notre avis, imprime sur nos coupes le caractère le plus net à la réaction splénique.
Le rôle de la rate au cours de la spirochétose ictérohémorragique se manifeste donc sous des formes assez particulières. On n’y retrouve pas l’hypertrophie qui accompagne nombre d’infections ; les parasites y sont toujours peu abondants et histologiquement, la fonction splénique se traduit surtout par la destruction des hématies et, aussi, des leucocytes.
§ 5. — Ganglions lymphatiques . — Chez nombre de Cobayes, ayant succombé à la spirochétose ictérohémorragique ou sacrifiés peu de temps avant la mort, les ganglions lymphatiques présentent un léger degré d’hyperplasie. Ce phénomène, dont A. Monti a constaté à son tour la réalité, n’a pas é'té observé par R. Inada et R. Kaneko; cependant, tous les virus, que nous avons expérimentés, ont provoqué cet accroissement de volume (1).
Chez l*e Cobaye ictérique, les ganglions lymphatiques des creux axillaires et inguinaux sont plongés dans une sorte de lac sanguin, constitué par de petits foyers hémorragiques et par un lacis vasculaire de néoformation. Isolé de la gangue adipo-vasculo-conjonctive qui l’enveloppe, le tissu lymphoïde, d’une façon générale, présente une teinte plus ou
(1) L’hyperplasie des ganglions lymphatiques est signalée chez l’Homme par H. Beitzke, E. Sacquépée et Guy-Laroche.