IX. — Formes cliniques
Les travaux initiaux de R. Inada, Y. Ido, R. Hoki, R. Kaneko et H. Ito avaient révélé une maladie nettement caractérisée, tant au point de vue parasitologique qu’au point de vue sémiologique. Mais les nombreuses observations qui
b ont succédé au cours de cette guerre ont étendu déme- >ii ré ment le champ d’action du Sp. icteruhemorragiæ , et ues dernières recherches se dégagent, comme le pressentait en 1916 A. Chauffard, des types cliniques qui débordent laigement les limites assignées tout d’abord à la spirochétose ictérohémorragique.
LA SPIROCHÉTOSE CHEZ L’ HOMME
Actuellement, il faut reconnaître que le microorganisme cTInada et Ido peut provoquer les manifestations ictériques les plus diverses, depuis les accidents légers qui sont le propre de l’ictère catarrhal bénin jusqu’aux formes les plus graves se terminant rapidement par la mort. Mais il y a plus, ce parasite engendre des maladies dont la jaunisse est totalement exclue.
La multiplicité des formes de spirochétose ictérohémorragique présentement connues ne doit pas nous faire oublier que nous sommes encore au début des études cliniques et que, vraisemblablement, le cadre de la maladie japonaise se modifiera notablement.
Sous ces réserves nous adopterons, à titre provisoire, la classification suivante, qui nous paraît correspondre aux faits établis par les nombreux confrères qui ont soigné des spirochétosiques.
§ 1. — Spirochétose ictérique :
A. Spirochétose à syndrome d’ictère grave.
B. Spirochétose à syndrome d’ictère infectieux, à recrudescence fébrile .
a) Spirochétose à syndrome d’ic¬
tère catarrhal bénin.
b) Spirochétose à syndrome pro¬
longé.
c) Spirochétose à syndrome mé¬
ningé.
d) Spirochétose à syndrome ner¬
veux.
e) Spirochétose à syndrome pul¬
monaire.
§ 2. — Spirochétose anictérique :
A. Spirochétose à syndrome méningé.
B. Spirochétose à syndrome myalgique.
§ 3. — Spirochétose ictérique associée à la :
A. Typhoïde.
B. Syphilis.