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X. — Diagnostic et pronostic

§ 1. Diagnostic clinique et pronostic.

A. Diagnostic clinique. — Les indications fournies à propos de la sémiologie et des formes cliniques nous permettent d'être très brefs.

Actuellement, en présence d’un ictère fébrile, le médecin doit toujours songer à la spirochétose. Nous avons vu quels sont les symptômes susceptibles de confirmer cette supposition ; dans les cas typiques, ceux-ci permettent de poser le diagnostic. Pour les formes légères, l’examen au lit du malade, est insuffisant et force est de recourir aux procédés microbiologiques ; en face d'ictères bénins notamment, il convient de rechercher toujours le microorganisme d’Inada et Ido, car son aire d’action n’est point encore précisée.

En l’absence de jaunisse, le diagnostic clinique est impossible et, en présence d’un syndrome infectieux, aigu, dont l’étiologie ne s’impose pas, le clinicien le plus avisé ne peut prétendre à plus qu’à faire appel aux ressources du laboratoire afin de rechercher le Spirochète et, dans les cas positifs , de le différencier des formes saprophytes ou pathogènes qui peuvent s’observer chez l’Homme.

B. Pronostic. — Il nous paraît prématuré de tenter de fixer le pronostic des différentes formes de la spirochétose

LA SPIROCHÉTOSE

ictérohémorragique ; les statistiques sont très peu nombreuses et surtout trop peu étendues ; elles ont, en outre, le très grave inconvénient de ne concerner souvent qu’un nombre restreint de types cliniques. C’est ainsi que les auteurs japonais ont publié des statistiques où la mortalité s’inscrit avec des pourcentages heureusement inconnus eu France : 30,6 °/0 d’après Inada, 40 °/0 d’après Oguro et même 48 °/0 d’après Nishi. En Egypte, A. Yalassopoulo estime que la mort est la terminaison de la moitié des cas. Ces résultats s’expliquent aisément : au début des recherches, le Sp. icterohemorragiæ n’était incriminé que dans les cas graves; comme la nature spirochétosique des ictères bénins n’était pas soupçonnée, ceux-ci ne furent pas recensés et ils ne figurent pas dans nombre de statistiques; d’où la proportion considérable de morts signalée- par les médecins japonais. En France, la spirochétose ictérohémorragique est infiniment moins redoutable, mais on ne saurait préciser numériquement la mortalité; d’une façon tout à fait approximative et simplement pour fixer les idées, nous admettrons que, globalement, cette infection n’entraîne pas la mort dans plus de 5 % des cas.

Le pronostic est évidemment en rapport avec la forme clinique, avec l’intensité du processus infectieux; aussi les spirochétoses à syndrome d’ictère grave et les spirochétoses sévères à recrudescence fébrile fournissentelles le pourcentage le plus élevé des cas mortels. En revanche, la guérison paraît être la règle dans les formes légères.

Il est à remarquer que, quelle que soit la forme clinique envisagée, l’issue fatale ne survient guère avant la fin du premier septénaire, c’est-à-dire au moment ou l’hépato-

néphrite est constituée.

Dans une certaine mesure, le fonctionnement du rein paraît régler le pronostic.

§ 2- Diagnostic microbiologique . — En ce qui concerne la spirochétose ictérohémorragique, les procédés de diagnos-

LA SPIROCHÉTOSE CHEZ L HOMME

tic microbiologique applicables à la clinique sont au nombre de quatre (1) :

A. Mise en évidence extemporanée des Spirochètes en suspension soit dans V urine , soit dans le liquide céphalorachidien .

B. Inoculation du sang, de Vitrine et du liquide céphalorachidien au Cobaye .

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