‹ Splendeurs et infortunes de Narcisse MistigrisChapitre 38 sur 40 · APHONES · texte numérisé non relu

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raient pour châtier cet audacieux coup de main; déjà les gondoles de guerre se rapprodiaîent de lem* proie ; c'en était fait ; plus d'illusion possible; le sort se dédarait pour les Aphones et trahissait la cause des Américains; l'écrevisse l'emportait sur les étoiles de i'Unioo.

Seul parmi les siens, le capitaine conseryaît son impassibilité» on eût dit que cet incident ne le prenait pas au dépourvu. 11 n'ayait quitté le gouvernai qtt*un moment, afin de s'assurer de la position de ses baUses; il l'avait repris ensuite tout en gardant à la main le porte-vrâ du commandement. Un autre eât amené les voiles; Fox les flt toutes déployer; il couvrit te brick de toute la toile qu'il pouvait porter. Ce fut un spectacle effrayant; les hauts nràts se courbaient comme des roseaux et faisaient entendre un bruit sinistre. Qu'un d'eux se rompit et tout était consommé. Mais cette fois le calcul du capitaine eut un {riein succès. Le fond sur lequel reposaient les flancs du brick étaient une vase molle dans laquelle sa quille parvint à s'ouvrir un passage ; on sentit bientdl un élan » suivi d'un temps d'arrêt, puis un second élan , puis

enfin nne marche pëniUe encore mais continue. Le brkk se dégagea ainsi, en glissant sur ces vases comme sur un berceau , jusqu'à ce qu'il atteignit un fond m^ns obstrué. A quelques encablures de t& , il ayait vingt léeds d*eau sous son bois ; il était sauvé , il était libre.

L'équipage poussa trois cris de joie, trois cris de défi pour les gondoles de guerre qui le sui*vaient.

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