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Nous laisserons encore de côté ces eas où le processus n’est pas arrivé jusqu’à l’oblitération et nous nous arrêterons aux cas de pyléthrombose ou pyléphlébite oblitérante. Nous sommes frappé d’abord de la diversité des formes cliniques dues à la durée de l’évolution, laquelle est, selon les cas, ou extrêmement lente, ou extrêmement rapide et peut dans un même cas être tour à tour rapide puislente, ou inversement, très lente
avec une terminaison rapide. A quoi tiennent ces diffé-
rences ?
C’est ici qu’il nous faut envisager un facteur nouveau : le siège de la lésion, ou des lésions.
M. Chauffard a pu dire que, au point de vue to nique, « il y a deux veines portes » : la splénique et la mésaraïque. Au point de vue symptomatique, il y en a plus encore. Cette notion de territoires spéciaux du système porte devant donner des symptômes spéciaux est due au professeur Rommelaëre (1), de Bruxelles, qui, le premier, sut prévoir ces différences basées sur l’anatomie. :
On peut concevoir, en effet, que les organes sur lesquels retentit la stase sanguine détermineront des symptômes particuliers : intestinaux, spléniques, gastriques, péritonéaux, etc., dont la gravité peut être très différente. Mieux encore et surtout, cette stase sera conditionnée par la disposition veineuse du territoire intéressé. Dès
lors, tout dépend de la possibilité des voies veineuses
- collatérales : selon qu’elles permettront une dérivation