‹ Splénomégalie chronique: d'origine pyléthrombosiqueChapitre 30 sur 45 · SYMPTOMES ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES ACCESSOIRES

L'ascite n'appartient pas en propre à notre tableau symptomatique. Dans trois cas, que nous considérons comme les plus typiques (Cerné-Dévé, Dock I, Delatour) il n’y eut jamais d’ascite. Or, il est tout à fait remarquable que ces cas sont précisément ceux qui présentèrent la plus longue durée : 5 ans et demi, 26 ans, 1 an et demi. Encore cette durée aurait-elle sans doute pu se prolonger davantage pour les deux derniers cas, si elle n'avait été interrompue par une splénectomie suivie de mort. k

L’ascite est habituellement peu abondante. Dans l’observation de Rommelaëre, elle ne nécessita jamais de ponction.

Dans celle d’Edens la première ponction fut de 4 litres ;

Dans celle de Barth, une seule fut faite, de 6 litres ;

Dans celle de Dock II, deux ponctions de 2 et 3 litres ;

Dans celle de Umber, une ponction de 5 litres ;

Deux cas sembleraient faire exception ((Œttinger I et IT), mais si l’ascite y fut plus considérable et les ponetions plus nombreuses, il faut se rappeler qu'il s'agissait de deux hépatiques, plus ou moins alcooliques, et que Pascite pouvait relever en partie de la maladie causale. Au surplus, on trouva à l’autopsie des deux malades de légères lésions de cirrhose périportale.

CGR

Nous sommes done loin du tableau classique des pyléthromboses aiguës avec ascite volumineuse de dix, quipze litres et plus, apparaissant rapidement et se reproduisant aussitôt après la ponction.

Thrombose rapide : ascite volumineuse. Thrombose lente : peu ou pas d'acide. Ceei aiderait à étabir (du moins pour la pyléthrombose, où l’irritation péritonéale ne peut être invoquée) que l’ascite est fonction de l’hypertension portale, comme l’admettent Gilbert et Lereboulet.

Il est un autre symptôme de pyléthrombose, possédant la même valeur que l’ascite et qui suit une éyolution parallèle : c’est la circulation complémentaire, soit abdominale soit hémorroïdale. La tête de Méduse n’est signalée qu’une fois (Rommelaëre)et avec de l’ascite. Non plus que l’ascite, la phlébectasie ne fait partie vraiment du tableau de la pyléthrombose chronique. Comme elle, au contraire, elle appartient plutôt à l’évolution aiguë.

On en pourrait dire autant de la douleur, que l’on trouve signalée très fréquemment dans la pyléthrom- + bose aiguë (Gendrin, Frerichs, Achard, etc.). Nous ne l'avons rencontrée que deux fois (Cerné-Dévé, Umber) dans la pyléthrombose chronique et seulement par périodes isolées (1).

Il nous faut dire un mot d'un autre symptôme acces-

1. Il est intéressant de remarquer que dans la phlegmatia alba dolens des membres, on observe des particularités symptomatiques analogues. C’est dans les cas à envahissement rapide que l’on retrouve spécialement intenses : la douleur, lædème ou transsudation du sérum sanguin, la circulation collatérale.

Cauchois 5

NEC soire, assez inconstant, constitué par les troubles dyspeptiques. Ces troubles peuvent reconnaître plusieurs causes. Ni le foie, dont nous conpaissons les lésions, ni surtout le pancréas dont les veines sont souvent thrombosées, ne fonctionnent normalement. Le voisinage de la tumeur splénique peut apporter une gêne mécanique au fonctionnement de l'estomac. L’anémie peut occasionner des troubles digestifs. Mais une explication plus plausible nous est fournie par la gène de la circulation veineuse gastrique. Elle apparaît, avec évidence, dans l’observation Cerné-Dévé où les veines gastriques étaient entièrement thrombosées.

La jièvre peut accompagner la pyléthrombose surtout au moment des recrudescences (Cerné-Dévé), mais elle

n’est aucunement constante,

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