HISTORIQUE
De longue date, l’augmentation de volume de la rate a été signalée au cours des pyléphlébites. Nous ne citerons pas tous les auteurs qui, depuis Stahl(1698) (1), ont étudié les maladies de la veine porte et en particulier son oblitération. Raikem, en 1843, et Virchow, en 1853 marquent les étapes les plus importantes d’un acheminement lent et obscur vers le premier travail, dont nous puissions encore, à l’heure actuelle, tirer parti : celui de Frerichs (1861) (2).
Depuis cette époque jusqu’à nos jours, dans les articles des dictionnaires (Roger, Strauss) et des traités classiques (Gilbert et Fournier, Chautfard), la splénomégalie est signalée, mais comme symptôme de la pyléphébite aiguë qui, seule, est envisagée par les auteurs.
De nos jours, plusieurs observations, restées isolées,
ont relaté des cas de pyléthrombose à évolution lente.
1. De vena portæ, porta malorum hypochondriaco-spleneticosuffocativo-hysterico-colico-hæmorrhoïdariorum. 2. Frericus. 3° Édition et traduction de Duméniz de Rouen,
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accompagnée de spiénomégalie : Delatour (1895), Umber (1900), Dock et Warthin (1904). Mais Rommelaere est le premier qui ait insisté sur l’importance clinique et anatomo-pathologique de la splénomégalie, dans la splénophlébite (1903) et la pyléthrombose (1905).
En 1907, parut un travail d’Edens, sur la thrombose des veines spléniques, la thrombose de la veine porte et la maladie de Banti, dans lequel se trouve relatée une observation tout à fait semblable à un cas que nous avions eu l’occasion d'observer, avec M. Dévé, en 1905, et que celui-ci publia, au mois de mars 1908, dans la Normandie Médicale. L'auteur propose d'isoler du groupe des grosses rates, de nature encore discutée, les cas auxquels il donne le nom de « splénomégalies pyléthrombosiques ». Son travail était le premier paru,
en France, sur ces faits restés jusqu'alors inapercçus.