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et signature anatomique discrète, a été bien prouvée.
Cependant, dans ces diverses variétés anatomiques, les hémorragies digestives qui, chez notre malade, dominent l'histoire clinique, sont tout à fait exceptionnelles. (Comme cas cerlain, nous avons trouvé celui qui est’rapporté par Reinhold (Thèse de Kiel, 1899): Plus près de nous, Lereboullet et Faure Beaulieu ont observé un homme de 33 ans, atteint de tuberculose pulmonaire à marche torpide, qui présentait une splénomégalie énorme, dure, sans bosselures et sans irrégularités, encore contractile, et des hématémèses abondantes et à répétition. Ces auteurs rapportent l'hypertrophie splénique à la tuberculose, malheureusement sans preuve anatomique, et ils pensent que les hémorragies qu'ils ont observées sont commandées par un trouble régional de la circulation portale, par une splénophlébite.
Il ne suffit pas, en effet, de trouver conjointement des signes de tuberculose et une -splénomégalie, pour que celle-ci soit obligatoirement tuberculeuse. Lower et Bali ont rapporté récemment l’histoire d'un homme de 30 ans chez qui fut faite une splénectomie pour grosse rate de cause inconnue ; malgré l'existence d’une fistule anale et d’une réaction de Von Pirquet positive, l'examen soigneux de la pièce montra un lymphoblastome, et rien en faveur de Ia tuberculose,
Ainsi, pour ces diverses raisons cliniques, mal-
DNYTÉ =
gré la constatation de signes indéniables de tuberculose chez notre malade, la possibilité de tuberculose splénique « primitive » nous paraissait bien faible, et peu vraisemblable.
Restent enfin les accidents péritonéaux des derniers jours. Ce sont eux qui, conjointement aux hémorragies, ont entraîné la mort. Leur apparition soudaine, brutäle ne peut traduire qu'un accident de perforation. Nous pensons que la cause en est une thrombose mésaraïque.
Telles sont les réflexions que nous a suggérées l’étude de ce cas, au cours de sa rapide évolution. Il était difficile de porter un diagnostic assuré. Cependant en présence d’une splénomégalie avec hémorragies gastro-intestinales, ascite et poussées fébriles, l'hypothèse qui avait le plus de chances d’être vérifiée était celle de splénomégalie à nodules de Gandy-Gamna. Le type pur « splénomégalie avec hémorragies intestinales » en est Ia variété la plus fréquente, la mieux précisée ; les formes où s’associent aux hémorragies poussées fébriles et ascite transitoire sont également typiques et le diagnostic clinique en est autorisé.
Mais la supposition d'une origine tuberculeuse de cette splénomégalie n'était pas à rejeter d'emblée. Sans nous y attacher beaucoup, nous la jugions possible. |
Dans l’un ou l'autre cas, nous pensions posséder