‹ Splénomégalie Primitive: À Nodules de Gandy-Gamna Centrés par un Noyau Caséeux à Bacilles de KochChapitre 28 sur 32 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Déductions

Dans les précédents chapitres, nous avons donné la description et l'interprétation pathogénique d'une lésion splénique nodulaire où se trouvent associées une tuberculose miliaire sénescente, qui nous paraît la première en date, et une lésion scléro-sidérosique secondäire.

Cette association intime de deux processus si différents est, à notre connaissance, décrite pour Îa première fois. Serait-elle simplement le fait d'un hasard curieux? Cela se pourrait à priori, et limiterait fort l'intérêt de notre observation. Rien ne nous permet de nier l'éventualité d’une coïncidence, mais en. réalité, nous n’y croyons guère. Cette asso: ciation présente des caräctères anatomiques trop particuliers pour qu'elle n'ait pas une signification.

Certes, il est des affections où l'on trouve une

tuberculose associée à des lésions très différentes,

Sue

sans que cette découverte entraîne obligatoirement entre les deux facteurs une relation de cause à effet; on connaît la tuberculisation préexistante ou secondaire des ganglions néoplasiques, on sait avec quelle fréquence, dans une rate de maladie de Hodgkin, on peut constater la juxtaposition de lésions de tuberculose et de INmphogranulomatose (encore pour cette dernière affection les partisans d’une origine tuberculeuse sont-ils nombreux). Il nous semble que, dans notre cas, il peut en être différemment. Notre observation est unique, isolée, mais les faits qu'elle nous fournit sont précis. Ausssi nous croyons-nous autorisé à rechercher quel enseignement d'ordre général nous pouvons en tirer pour l'étude des splénomégalies à nodules de Gandy- Gamna. È

Si l'hypothèse pathogénique que nous avoris acceptée est exacte, nous pouvons penser, à la lumière de notre cas, qu'il existe une liaison entre tuberculose et nodules scléro-sidérosiques de la rate. Cette: Opinion paraît choquante au premier abord ; elle nécessite quelques explications que nous facilitera le rappel d'une hypothèse émise par Ch. Oberling.

Cet auteur à la suite des premières publications sur les mycoses spléniques a systématiquement repris plus de 200 rates de sa collection, afin de se faire une idée sur la fréquence et la signification de cette infection mycélienne. Sur ce riche matériel de provenances très diverses, il a relevé dans 24 cas l'existence de nodules sidéro-mycosiques. C’est dans

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