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des cas très différents les uns des autres qu'il a constaté cette lésion : 4 rates de maladie de Banti, > cas d'ictère Rhémolytique avec splénomégalie et cirrhose, 3 cas de cirrhose pigméntaire, r rate de cirrhose de Laënnec, 5 cas de cirrhose du foie atrophique et atypique, 1 cirrhose avec adéno-cancer du foie, 1 cicatrice d'infarctus de la rate, 1 cas d’hémosidérose avec cirrhose au début, 1 cas d'amyloïde pulpaire diffuse de la rate, une cirrhose calcuieuse nette, une rate d’artério-scléreux mort à $o ans, une rate de leucémie Iymphoïde enfin.
Devant les circonstances si variées où il lui à été donné de reconnaître cette lésion, Oberling met fortement en doute le rôle pathogène de cette mycose. Ainsi en est-il conduit : « à envisager l'hypothèse qu'elle intervient simplement à titre d'infection greflée sur une rate déjà malade auparavant »..
Poursuivant le développement de cette hypothèse, Oberling donne, de la pathogénie de la mycose -splénique, le tableau suivant :
L'infection mycélienne n’atteint pas la rate lorsque celle-ci est saine ; la rate, au contraire, est-eile lésée, le champignon s’y développe et deux éventualités peuvent alors se présenter : ou bien des lésions, après un certain temps d'évolution, regressent, la mycose n’a été qu'un épiphénomène, ou bien elle prend un développement considérable et peut alors conférer une empreinte spéciale au processus morbide. Un certain nombre de splénoméga-
lies primitives seraient ainsi des affections à étiolo-
gie double. « [I y aurait un premier facteur étiologique qui nous échappe complètement, auquel s’ajouterait Ja mycose ».
Dans ses grandes lignes, l'hypothèse d'Oberling nous paraît fort juste et très précieuse. On conçoit maintenant ce que nous entendons par une liaison entre tuberculose et nodules de Gamna. Nous pensons, avec Oberling, qu'une lésion splénique antéricure est nécessaire pour que des parasites se fixent et se développent dans la rate. Le fait que nous apporte notre observation, et qui n'est pas d’ une simple juxtaposition de tuberculose et de lésions scléro-sidérosiques, mais d’une liaison anatomique intime des deux processus noûs incite à compléter ainsi l'hypothèse d'Oberling : Ce serait à la faveur d'une tuberculose splénique miliaire discrète, si fréquente dans l'enfance, que se développeraient secondairement les nodules scléro-sidérosiques de la rate.
Le facteur étiologique primitif, en l'espèce ia tubercuiose, n'aurait pas d'autre rôle que de créer un terrain favorable à l'infestation de la rate. Cependant, nous reconnaissons volontiers que seule une preuve expérimentale poura permettre d’accuser avec certitude le rôle pathogène d’un agent infectieux quelconque.
Nous voulons tenter d'exposer maintenant comment notre hypothèse nous engage à concevoir la pathogénie de la splénomégalie à nodules de Gamna.