‹ Spongiaires de la mer CaraChapitre 2 sur 23 · GP NÉ ER AU IN IEEE · texte numérisé non relu

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Aux extrêmes limites du règne animal on observe dans les eaux des corps vivants dont la structure échappe à la symétrie paire, aussi bien qu'à la symétrie rayonnée, et qui à cause de leur apparence de structure ont reçu le nom de spongiaires.

Les éponges offrent des formes très-variées et singulières, comme de couleurs différentes suivant les espèces. Elles sont presque toujours adhérentes à d’autres corps marins de quelque nature que soient ceux-ci, elles vivent à des profondeurs très-variées, mais généralement dans des endroits peu exposés à l’action des ondes supérieures ou des courants. Ces êtres communs dans les mers des tropiques où ils atteignent les plus grandes dimensions deviennent moins nombreux en individus et plus petits dans les régions tempérées. Leur nombre et leur grandeur diminuent de plus en plus en avançant vers les climats froids pour disparaître presque complètement dans le voismage des cercles polaires.

Bien que les spongiaires n'aient ni la liberté de mouvement, ni la solidité, ni la beauté de forme et de couleur qu’on observe dans plusieurs autres classes zologiques, et qu’ils paraissent, pour ainsi dire, des corps négligés au fond des eaux, si l’on observe cependant la grande simplicité de leur organisation, leur grande multiplication, l'extension de leur demeure qui, sous plusieurs rapports, peut presque être comparée à l'extension des algues, on reconnaîtra aisément qu’ils jouent un

rôle assez important dans la nature vivante de la faune marine , tandis que es observations microscopiques nous ont dévoilé que leurs débris ont aussi contribué dans les diverses époques géologiques à former les couches qui se sont formées dans le temps et qui se forment actuellement.

Dans les livres de GugrrarDp, dans le Dictionnaire Universel d'histoire naturelle publié à Paris, dans l'ouvrage de Mr. ScHmipr et dans d’autres publications, on trouve rapporté tout ce qui se rattache aux ouvrages et aux auteurs qui ont traité des éponges tant anciennement que de notre temps. Nous croyons en conséquence inutile de les rapporter ici. Cependant puisque indiquer les faits qui résultent de l’observation directe, c’est mdiquer, c’est ouvrir la porte à ce qui reste à faire, et qu'en indiquer les sources est un devoir qui nous a été légué par les naturalistes les plus distingués qui nous ont précédé et que nous devons transmettre à ceux qui nous suivront, par ces motifs nous nous proposons de traiter séparément :

1°. des découvertes qui ont été faites d’après l'observation directe;

2. de l'application de ces découvertes soit dans les observations générales sur les éponges comme sur celles qui se rattachent aux particularités des familles, genres et espèces de celles des espèces que nous avons recueillies dans la mer Caraïbe.

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