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HISTOIRE DES OBSERVATIONS DIRKECTES

On peut franchement avancer que les premières connaissances sur les spongiaires déduites de l’observation directe sont celles de SozaNDer et D'ELuis, qu'on trouve dans le tome 55 des phi/osophical transactions publiées en 1765. On y trouve les remarques sur l’inhalution et la déjection de l’eau telles qu'elles ont lieu dans les éponges marines par l’entremise des ouvertures dont elles sont garnies , comme les indications sur l’ouverture et la fermeture des oscules et des pores.

Des observations de SoranDER et D’ELLis, on doit passer à celles de Cavorini qui les a publiées dans un livre imprimé à Naples en 1785 sous le titre: Mémoire per servire alla storia dei polipi marini. L'auteur prouve d’abord que les éponges vivantes sont douées de mouvements de sensation, bien que ceux-ci soient assez faibles pour les comparer à ceux des autres ordres zoülogiques: il dit que la vitalité est presque également répartie dans les diverses parties d’une éponge; qu'il existe une grande facilité dans la réunion des débris d’une éponge déchirée,

et que ces débris acquièrent bientôt la forme propre à leur masse totale dans laquelle disparaît toute marque de déchirure. Enfin Cavozin1 a justement observé que la production de la partie gélatineuse des éponges se forme avant que se soit formée la partie fibreuse, ce qui de nos jours a été confirmé par Iueserkünan. D’autres remarques déduites de l’observation directe, ii faut les puiser dans un ouvrage qui a paru ensuite à Bassano en 1792. Elles sont dues à Ozrvr et Vio ; mais pour les trouver il faut recourir à trois chapitres éloignés l’un de l’autre et mélés avec ceux qui traitent d’autres parties de la zoülogie de la mer Adriatique.

Dans un de ces chapitres une lettre de Vio est insérée, où l’on trouve indiqués les phénomènes de la reproduction des éponges, telle qu'elle a été confirmée de nos jours par M. M. Meyex et J. S. Bower- BACK, indépendamment des autres observations que Vio croit nouvelles, mais qui avaient été faites auparavant et que nous avons déjà rapportées.

De son côté Ozrvr traite des spongiaires en deux endroits, c’est-à-dire dans le chapitre qui traite des alcyonaires et dans celui qui traite des éponges.

En donnant la description des alcyonaires que le dit Ozrvr nomme A. ryncurium et A. cydonium [qu'il croyait des alcyonaires, tandis que ce sont de véritables éponges] il fait ressortir qu’on trouve dans ces êtres des épines de forme régulière dont les unes sont aiguës de deux côtés, les autres tricuspidées et mêlées avec des globules. (ibid. p. 251.)

Pour ce qui regarde les éponges, Ozrvr, à la pag. 267 a justement observé que dans la plupart des éponges marines on trouve:

1°. Une matière fibreuse, épaisse et répandue qui forme une espèce de squelette ;

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