‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 17 sur 71 · I. i5oooo environ, d'après le P. Berihe, t. I, p. i · texte numérisé non relu

I. i5oooo environ, d'après le P. Berihe, t. I, p. i

lequel figuraient le roi et le plus brillant de ses troupes. Celte fête était si réputée que, dans les campagnes, les femmes faisaient parfois insérer en leur contrat de mariage la promesse d'y être conduites*. On se plaisait aux cérémonies de ce genre, aux cortèges chamarrés, aux reposoirs très ornés. Confréries et communautés de métiers rivalisaient à cet égard. Sur le bord des rues et des routes, les madones étaient nombreuses ; et souvent, h leurs pieds, des Calabrais donnaient de modestes concerts, et, durant la nuit de Noël, on y manifestait sa joie par des feux d'artifice". Dans presque toutes les maisons d'ailleurs on préparait à cette époque de l'année une belle cveche [Presepio). Quelques-unes étaient des merveilles"". Enfin tous les étrani^^crs étaient frappés par la richesse des églises, leurs tentures et leurs fleurs, la profusion des marbres et des pierreries, surtout aux tabernacles, sans parler des reliques dont plusieurs étaient vantées pour leurs miracles périodiques, comme le sang de saint Janvier. Mais cette dévotion démonstrative et amie des spectacles, bien qu'elle fût parfois sincère et gracieuse en ses naïves expressions, méritait un peu le reproche que lui adressait un voyageur français d'être trop extérieure et d'être inconséquente. Dans les nombreux monastères du royaume, la

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