‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 18 sur 71 · De Saint-Nou, loc. cit · texte numérisé non relu

De Saint-Nou, loc. cit

3. A l'exposition de l'enfance (juin 1901), les Parisiens ont pu admirer celle du roi Charles III (ijSo).

plupart des religieuses, écrit Liguori*, étaient entrées sans véritable vocation et contraintes par leurs parents. Il assure encore que beaucoup de prêtres séculiers, pour ne pas dire tous, n'ouvraient plus un livre, sitôt le sacerdoce reçu, et oubliaient le peu qu'ils avaient appris. Il n'était malheureusement pas rare de leur voir mener une vie nullement édifiante. Et les mœurs de la société laïque n'étaient certes pas plus sévères, bien que la mode du sigisbée, chevalier servant aux ordres d'une femme mariée, semblât moins répandue à Naples qu'en d'autres parties de la péninsule.

On devine combien les difficultés résultant d'un pareil milieu furent aggravées par le progrès général de l'irréligion au xviii*^ siècle. Dans le groupe d'esprits distingués^ que l'on rencontre à Naples et dont le plus puissant Jean-Baptiste Vico (1688- 1744) ne fut guère célèbre qu'après sa mort, beaucoup sont hostiles à Rome. V Histoire ciçile du gouvernement de Naples que publie, en 1724^ Pierre Gianonne est condamnée par le Saiut-Siège. La pénétration des idées et des publications françaises, avec une cour bourbonnienne, n'est guère favorable à la foi. Dès 1753, Liguori s'effraie du nombre

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