Réflexions utiles aux évêques
2. Parmi eux se rencontrent de savants ecclésiastiques, le chanoine Mazocchi, très versé dans l'étude des langues orientales, le Père de la Torre, très habile dans les sciences naturelles, l'ahbé Galiani, « l'une des bonnes têtes du pays », disait de Brosses, et oncle de l'auteur des Dialogues sur le commerce des r^rains.
d'athées qu'il découvre dans la capitale. Le premier ministre d'alors, qui sera le vrai maître des Deux- Siciles pendant la minorité de Ferdinand IV, le marquis Bernard Tanucci, fait déjà pressentir le Joséphisme. Presque en même temps que lui (1698) sont nés Voltaire [i^gi) et Pombal (1699). Alors monte de plus en plus « ce bruit sourd d'impiété » qu'entendait déjà Fénelon* et dont il avait le cœur déchiré. Ce n'est plus seulement au nom de la philosophie cartésienne que se dop.ne le grand combat annoncé par Bossuet^ contre l'Eglise. Elle est battue en brèche par l'orgueil croissant des lettrés, les jalouses prétentions du pouvoir civil, la contagion de mœurs plus libres, tandis que sa vie intime s'appauvrit sous les influences dissolvantes du jansénisme. Elle a, en vérité, bien grand besoin de saints''.