‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 21 sur 71 · Son histoire a été écrite par le P. J. Bach (Metz · texte numérisé non relu

Son histoire a été écrite par le P. J. Bach (Metz

graves paroles. Si, comme pensait Emerson, toute âme venant en ce monde apporte de la part de Dieu un message, il ne se révèle souvent que peu à peu, par des vocations successives et au prix d'un patient labeur. Telle fut Tlnstoire de saint Liguori. Ce n'est pas immédiatement qu'il prit conscience de la tache à laquelle le préparaient son enfance et son adolescence.

Sa famille ne devait pas jouir d'une très grande opulence. Elle avait parfois à se préoccuper de questions d'argent. C'est ce que révèle la correspondance d'Alphonse. Elle nous apprend aussi que l'habitation de Marianella n'était point un palais somptueux, qu'une duchesse s'y trouverait trop à l'étroit, même en passante Mais les Liguori étaient d'humeur fière, au point que le grand-père du saint* s'était battu en duel à soixante-dix ans. Et ils étaient d'excellente noblesse. Les Napolitains, disait un voyageur du xvn^ siècle, méprisent le reste des Italiens; la noblesse méprise le reste des Napolitains, et les chevaliers de siège [cavalicri di seggio) font un corps à part, tenant le haut du pavé, n'admettant guère les autres gentilshommes dans leurs compagnies. — De ces cercles aristocratiques^ qui jouaient un certain rôle dans l'administration

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