INTRODUCTION. III
permettent g-uère de Tignorer. Que de fois sa casuistique n'a- 1- elle pas été dénoncée par ceux qui condamnent TEglise au nom de la conscience morale ! On parle de lui et de ses doctrines à notre tribune parlementaire ^ Les protestants d'Angleterre croient trouver chez lui de quoi discréditer le papisme \ De l'autre côté du Rhin\ c'est à lui que s'en prennent le plus volontiers ceux qui depuis
miracle, réunit les deux états sacrés de la femme, la virginité et la maternité! « Quelle grâce touchante, disait-il! quelle poésie audacieuse! quelle majesté puissante et douce!... Un ciel d'Orient, un ange qui passe, un lis qui se penche, une vierge qui prie ; et le Sauveur du monde, le fils de Dieu, est né, »
1. Chambre des députes^ 21 juin et 5 juillet 1879, 28 janvier 1901.
2. C'est ainsi qu'en 1864, pour s'autoriser à mettre en suspicion la sincérité de Xewman, le révérend Kingsley invoquait la doctrine de Liguori sur l'équivoque. On sait par quelle triomphante réplique [Àpologia pro vila sua) l'illustre converti déconcerta ses adversaires.
3. M. Rohert Grassmann, désireux sans doute de refaire les Provinciales, publiait récemment, à Stettin, des extraits de la morale de Liguori qui ont été largement répandus en Allemagne, en Suisse, eu Autriche. Dans ce dernier pays, ils ont même été portés à la tribune du Parlement. Parmi les réponses adressées à ces attaques, on peut citer un article du P. Lehmkuhl dans les Stlmmen ans Maria Laach de juillet 1901 et un opuscule du P' A. Meyenberg, Die Katolische Moral als angeklagte (Stans, près Lucerne, 1901). Parmi les censeurs de la morale liguorienne en Allemagne et en Autriche, il en est deux qui ont eu récemment de fâcheux démêlés avec la justice. Le livre même de Grassmann vient de faire l'objet d'un débat judiciaire. Peu après la mort de cet auteur, son fils a intenté un procès contre un journaliste catholique qui avait traité durement