En 1740 d'après le P. Berthe, 1742 d'après Tannoia
3. C'étaient les PP. Mazzini, Sportelli, Rossi et Villaui. Le P. Sarnelli était retenu à Naples. Bientôt devait se joindre à eux Paul Cafaro qui devint le directeur d'Alphonse à la mort de Mgr Falcoia et s'éteignit en 1763, à quarantesix ans. Liguori a écrit un petit récit de sa vie et l'Eglise informe en vue de sa béatification.
4. L'un d'eux, Joachim Gaudiello, devait mourir en 174 ' , à vingt-deux ans, comme un saint.
prononcèrent, avec les vœux ordinaires de religion, le serment de persévérer jusqu'à la mort dans la congrégation. La piété rayonnait de ce foyer béni On y venait en grand nombre faire des retraites. Alphonse multipliait les missions, notamment à Castellamare qu'il transforma véritablement, et dans le diocèse de Salerne. C'est lui qui dirigea à Naples la grande mission de 1741, ordonnée par le cardinal Spinelli, le nouvel archevêque, à l'occasion de l'indulgence jubilaire que concéda Benoît XIV pour son élévation au souverain pontificat. Et cependant, malgré tous ces bienfaits, il sentait, par moments, la maison de Ciorani menacée. L'archevêque de Salerne ayant voulu, pour contribuer aux dépenses de sa construction, imposer un très léger prélèvement sur les revenus ecclésiastiques, les rancunes cléricales se déchaînèrent avec un acharnement vain mais attristant. Et, d'ailleurs, était-on sûr que la malveillance ne découvrirait pas quelque prétexte pour faire appliquer le récent décret du 9 avril ly^o, mettant le droit d'association à l'absolue discrétion du gouvernement, et interdisant l'ouverture d'aucun couvent sans une autorisation expresse du roi?
De 1743 à 1747) Liguori obtint trois fois cette autorisation, et put ainsi ouvrir des maisons à Nocera de Pagani, à Iliceto, à Caposèle. — Pagani, qui devait être la retraite de saint Alphonse à la fin de sa vie et qui garde son tombeau vénéré, touche l'agglomération plus importante et très ancienne de
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Nocera, située à cinq lieues de Naples, à deux lieues de Salerne, au milieu de campagnes peuplées et fertiles, qu'un voyageur du xviii*' siècle* comparait à un jardin continuel avec leurs chemins bordés de peupliers, enguirlandés de vignes, et d'où l'on aperçoit à la fois la fumée du Vésuve et les cimes bleuâtres de l'Apennin. — Sur le versant oriental de cette chaîne, au milieu de la Pouilie, Iliceto^ offrait, avec sa hauteur solitaire et boisée, son ancien ermitage, sa chapelle dédiée à Notre-Dame de la Consolation, une austère mais belle retraite, qui fut, plusieurs années, le siège du noviciat^. — Plus au Sud encore, dans le diocèse de Conza, sur les confins de la Basilicate, Caposèle permettait de rayonner à travers une région fort accidentée et qui, aujourd'hui encore, n'est pas d'un accès facile. — Il est à peine besoin d'ajouter que ces fondations suscitèrent tour à tour les enthousiasmes et les oppositions* d'usage, mais que rien ne suspendit l'actif apostolat des Pères. C'est ainsi qu'à la suite du bret