‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 33 sur 71 · Aujourd'hui Diliceto (4ooo habitants · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Diliceto (4ooo habitants

3. C'est là que fît ses débuts daus la congrégation, en octobre 1744» le célèbre P. Tannoia, né en octobre 1727, mort en mars 1808.

4. Elles furent particulièrement vives à Nocera. On les porta jusque devant le pape Benoît XIV qui fut ainsi renseigné par le cardinal Spinelli et d'autres prélats autorisés sur l'œuvre des missionnaires. Le calme ne se rétablit qu'eu 1748, et Liguori obtint alors de l'évêque l'autorisation qu'il avait déjà demandée de renoncer à une donation que ses adversaires n'avaient pu faire annuler en justice.

pontifical du 8 septembre 1745, recommandant les missions dans le royaume de Naples etcharg^eant le cardinal Spinelli de les organiser, Liguori évangélisa plusieurs diocèses, notamment ceux de Bovino, de Troia, de Foggia.

Le temps semblait venu de constituer régulièrement, et de faire reconnaître un institut qui comptait déjà quatre établissements ouverts comme maisons de missionnaires diocésains. La sympathie du roi n'était pas douteuse ; on pouvait compter sur les bons offices du marquis Brancone, secrétaire d'Etat, et Alphonse avait grandement à cœur de voir assurer, par une approbation officielle, la stabilité de sa congrégation. Il n'en ressentit que plus vivement l'amertume dont il fut abreuvé lorsqu'étant venu, en juillet 1747? traiter cette affaire à Naples, il s'épuisa en négociations et en sollicitations vaines. Les instances de Mandarini pour faire entrer ses missionnaires du Saint-Sacrement dans la communauté nouvelle, la défiance alors très générale professée à l'éfifard des ordres reli«fieux et de la mainmorte, firent insérer dans le rapport de l'aumônier général, concluant à l'autorisation, des restrictions telles, que son rejet total par le conseil et par le souverain ne parut guère regrettable. D'ailleurs, celui-ci faisait assurer Liguori de sa protection, et l'avait pressé très vivement d'accepter l'archevêché de Palerme, ne se laissant pas arrêter d'abord par son refus, et persuadé que les bons évêques sont ceux qui n'ont pas recherché cette dignité. Les

pieuses prédications que le saint missionnaire avait trouvé le temps de donner au milieu de tous ces soucis avaient été sa principale consolation dans la capitale. Malgré les pénibles souvenirs gardés de son premier séjour, il y revint en 1748. Il ne (ut pas plus heureux en renouvelant sa requête, bien qu'il Teùt présentée directement au roi, et qu'il l'eût limitée à la reconnaissance des quatre maisons existantes.

C'est alors qu'un prélat résidant h Rome, comme secrétaire de l'ambassade napolitaine, donna le conseil de solliciter et l'espoir d'obtenir l'approbation pontificale, sans attendre la reconnaissance légale. Benoît XIV fit bon accueil à la supplique, dans laquelle Liguori exposait l'objet de son institut, groupant déjà une quarantaine de sujets, et priait le Saint-Siège de l'ériger en congrégation de prêtres séculiers. Le Cardinal Spinelli envoya un rapport très favorable. Le doux et pieux Villani, qui fut chargé, malgré sa modestie, de poursuivre ces négociations, trouva un auxiliaire inattendu et très actif dans la personne d'un Père jMuscari, abbé d'un monastère de Basiliens*. L'instruction de la cause ne traîna pas en longueur. Le 21 février 17491 pî»riit le bref du Souverain Pontife approuvant les règles

I. Autorisé par le Pape à entrer clans la congrégation nouvelle et devenu l'un des consulteurs généraux, il fui chargé d'enseigner aux novices la théologie et la philosophie. Mais, trop peu simple et trop pou docile, il trouhia profondément la maison de Pagani, et plusieurs de ses élèves le suivirent lorsqu'il fut congédié en octobre 1751

et rinstitut, sous le vocable du Très Saint-Rédempteur *et désignant son fondateur comme recteur perpétuel. Au mois d'octobre suivant, se réunit à Ciorani un chapitre général qui renouvela les pouvoirs dont Lii^uori avait voulu se démettre comme tous les autres dignitaires, et rédigea quelques statuts complémentaires. La constitution des Rédemptoristes* était fixée définitivement et mise régulièrement en vigueur.

Dès lors ils poursuivent leur tâche d'apôtres au miheu de difficultés qui ne découragent pas leur dévouement mais dont la simple relation, si elle n'était pas abrégée, paraîtrait lassante à plus d'un lecteur. Alors qu'ils se préoccupent d'obtenir Vea^equatiir du gouvernement pour le bref de 1749» i^s apprennent que l'on informe contre eux, parce que le roi passant au cours d'une chasse, devant leur résidence d'Iliceto, a été impressionné de méchants propos tenus sur leur prétendue fortune. Contre

1, Pour éviter toute confusion avec une congrégation déjà existante à Venise, les chanoines réguliers du Saint- Sauveur. On apportait aussi quelques atténuations à la rigueur des règles proposées, notamment en ce qui concei-ne la gratuité des missions, l'emplacement des résidences, la fréquence des jeûnes, le nombre des disciplines réduites à deux par semaine au lieu de quatre.

2. Comme gouvernement, c'est une sorte de monarchie élective et consultative, mais non parlementaire. Le recteur majeur, élu à vie, et qui désigne les recteurs locaux, est assisté par un moniteur, son conseiller né, un procurateur général, des consulteurs qui se réunissent tous les mois, et enfin le chapitre qui se réunit seulement tous les neuf ans.

les associations religieuses, le marquis Tanucci et le marquis Nicolas Fraggiani, si occupé de régenter TEglise que le peuple l'appelle plaisamment le pape Nicolas, nourrissent une hostilité telle, que les démarches personnelles de Liguori à Naples et l'intervention de Brancone obtiennent seulement, à grand'peine, qu'ils continuent à résider dans leurs quatre maisons, en ne gardant des biens acquis par la communauté et désormais administrés par les évêques qu'une très modeste pension alimentaire (décret du 9 décembre 1702). Désormais, si conciliant qu'il se montre sur la question des biens, Alphonse n'aura plus confiance lorsqu'il croira devoir encore solliciter* la reconnaissance officielle. « Je ne puis m'empècher de penser, écrit-il ^, que Dieu veut mortifier mon orgueil et que l'approbation ne s'obtiendra qu'après ma mort. » Impossible de songer sous ce régime à aucune fondation nouvelle. Celle de Saint- Ange de la Coupole, en 1755, est faite dans les Etats Pontificaux, près de Bénévent, où Liguori prêche une grande mission. Lorsque les Pères, après diverses péripéties, prennent pied en Sicile (1762), ils sont les hôtes de l'évêque de Girgenti. Même pour maintenir les anciens établissements il faut lutter, à Iliceto, contre l'animosité rancunière d'un régisseur puissant et despote, nommé Maffei, à Ciorani contre les revendications de la famille Sarnelli, espérant mettre à profit Thostilité

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