‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 41 sur 71 · Circulaire d'août 17G · texte numérisé non relu

Circulaire d'août 17G

2. Peudaut son séjour qu'il dut prolonger jusqu'à la miseplcmbre, il avait trouvé moyen, avec son zèle d'apôlre, de prêcher pour l'Assomption une neuvaine qui attira et remua profondément l'élite de la société, de témoigner sa sympathie aux Jésuites bien menacés en célébrant avec eux la fêle de saint Ignace, de prêcher pour la fête de Jeanne de Chantai, l'une de ses saintes de prédilection, aux Visi-

nancés se demandent s'ils ne devront pas attendre sa mort pour détruire l'institut qu'il a fondé. Mais bientôt ils reprennent courage. Les ordres religieux sont de moins en moins en faveur. La cour de Naples se brouille avec le Pape, et fait occuper le duché de Bénévent. On saisit chez les Rcdemptoristes de Saint-Ange de la Coupole des papiers que l'on exploite contre eux, et Tanucci prescrit une enquête rigoureuse sur leur fortune. Aux attaques inlassables de Maffei et de Sarnelli se joignent les récriminations d'un prêtre janséniste en Sicile. Alphonse juge sage de rappeler les Pères de Gir-genti(i772). Il connaît des heures d'amer découragement. Cependant il va trouver une consolation inespérée dans la fondation [lyy^) d'une maison nouvelle*, dite de Scifelli ou Sainte-Cécile, au diocèse d'Aqiiino, dans les Etats pontificaux. Et puis l'orage s'apaise en Sicile : bientôt les Rédemploristes y retourneront (i^^S), avec autorisation royale.

On ne peut douter que la sollicitude de Liguori ne fût autrement vive encore pour les intérêts généraux de l'Eglise que pour ceux de sa propre congré-

tandines, de donner des instructions on de nombreux couvents et aux plus humbles auditoires, sans oiil>lier les c/iapelles, qui avaient e'té l'une des premières œuvres de son ministère sacerdotal.

I. Sur le conseil des Trappistes de Casamari et avec le concours d'un Avignonnais très pieux et même devenu prêtre, dont la sanlè n'avait pu supporter le régime de ce monastère.

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gatioii. Sentir que presque partout les dogmes chrétiens et l'autorité du Pape tombaient de plus en plus en discrédit était pour lui une \ive et continuelle souffrance. Il ne se contentait plus d'écrire pour les directeurs de conscience ou pour les âmes pieuses*. Il s'employait de son mieux à réfuter" les prétentions des incrédules et des adversaires du Saint-Siège. Il dénonçait courageusement la francmaçonnerie comme une secte qui ferait le malheur non seulement de l'Eglise, mais aussi des royaumes et des souverains. « Les rois, disait-iP, n'y prennent pas garde : ils reconnaîtront trop tard leur funeste négligence. Les francs-maçons s'en prennent à Dieu aujourd'hui ; bientôt ils s'attaqueront aux rois. » On devine avec quelles émotions un tel prélat dut suivre les péripéties de la lutte engagée contre les Jésuites. Il sentait que l'irréligion était clairvoyante en portant d'abord son principal effort contre un ordre auquel souvent elle témoigne une haine de choix et que Frédéric II n'avait pas tort d'appeler « les gardes du corps de la cour de Rome ».

C'est sous le pontificat de Clément XIII {17^8- 1769) que la tempête se déchaîna. Il s'était formé dans les pavs latins une sorte de conspiration, à

1. Le confesseur des gens de la campagne (lyGS). — ^ oie du salut (17G7). — Pratique de l'amour envers Jcsus-Clirist (1768).

2. Vérité de la foi (1767). — Findicix pro suprema Pontificis potestate adver^us Justinuni Fchronium (1768). — Triomphe de iEfilise ou Histoire des hérésies (1772).

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