‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 5 sur 71 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Parler aujourd'hui du jansénisme ce n'est pas évoquer des controverses mortes, et qui ne nous touchent plus. Sans doute on ne se préoccupe généralement guère à présent de discuter si les cinq propositions condamnées par Innocent X, en i653, se trouvaient en fait, et avec le sens qui les a fait proscrire, dans V Augustinus . Elles peuvent être professées sans détour par les rares fidèles que garde en Hollande la petite confession fondée par Févêque d'Ypres : peu nous importe. Mais, dans l'état général des esprits, les traces subsistent du mal fait à l'Eglise catholique par les étranges adversaires qui, tout en l'attaquant avec un acharnement perfide, prétendaient ne pas en sortir. Parmi les tendances qui, en notre temps, éloignent le plus de la foi chrétienne, plusieurs leur sont imputables, soit directement, soit indirectement et par suite d'une inévitable réaction. Sans méconnaître l'importance d'autres facteurs, il n'est nullement paradoxal d'affirmer qu'il y a beaucoup du jansénisme dans l'irréligion contemporaine.

Il a été raconté, et Liguori signalait* ce récit

I. Lettre du 6 janvier 1766; et Tannoia, liv. IV, chap XXXIV. — Voy. sur l'assemblée de Bourg-Fontaine, Sainte- Beuve {Port-Royal, t. I, p. 318, 296) et l'abbé Maynard [Les Provinciales et leur réfutation, i85i, t. II, p. 21 5).

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