‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 52 sur 71 · La religieuse sanctifiée^ xv · texte numérisé non relu

La religieuse sanctifiée^ xv

4. Voy. Selva, %" partie, chap. viii, La religieuse sanctifiée^ La pratique de Camour envers Jésus-Clirist^ chap. v, xiv, xvii.

suivre vraiment les traces du divin Crucifié. La vie chrétienne peut-elle se concevoir autrement que comme une « vie entrelacée de fleurs et d'épines * » ? Comment s'étonner que la terre soit un lieu de souffrance, si c'est un lieu d'épreuve et de mérite? Lorsque l'on ne veut point accepter de souffrir ici-bas, inutile de songer à la vertu', et surtout à la sainteté. « Celui qui aime Jésus-Christ aime les souffrances. » Voilà d'austères leçons pour ce dixhuitième siècle, auquel fut envoyé d'ailleurs, eu Italie aussi, un autre grand apôtre de la Croix, le fondateur des Passionnistes.

Il arrive parfois que les adversaires du christianisme lui reprochent précisément cette sorte de glorification, qu'ils jugent inhumaine et malfaisante, du détachement, du sacrifice et de la souffrance. Sans doute on peut estimer que, dans les termes et même dans la pensée, Liguori dépasse quelquefois la note juste, lorsqu'il met en garde contre l'attachement excessif qui lierait aux parents, à la famille. On ne doit pourtant pas oublier que, dans une certaine mesure, cette attitude de défensive un peu raide s'expliquait alors par la nécessité d'opposer une barrière aux envahissements de la vie mondaine dans la vie cléricale et religieuse ; que pratiquement saint Alphonse témoigna une affec-

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