‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 55 sur 71 · I. Tannoia, liv. IV, chap. xxxiv · texte numérisé non relu

I. Tannoia, liv. IV, chap. xxxiv

pas marcher lui-même au hasard, et de guider sûrement ses missionnaires que le fondateur des Rédemptoristes a entrepris d'étabUr une lhéolo£^ie morale. Recommandant à ses reli^fieux ce lon£r ouvrage, qui lui a valu et lui vaudra tant de peine, il écrit avec conviction : « Je ne l'ai pas composé pour le public ni pour m'attirer des louanges.... Dieu sait ce qu'il m'a coûté d'ennuis ! * » Nous croyons sans peine que l'on n'assume pas de gaieté de cœur et pour son plaisir une pareille besogne. C'est une tache bien peu attrayante en elle-même que celle d'explorer par la pensée toutes les misères morales de l'humanité et de compulser les opinions de précédents explorateurs. !Mais, de plus, Liguori affrontait ainsi, inévitablement, les critiques injustes, ironiques ou passionnées, les épineuses et interminables controverses, se mêlant, alors surtout, d'âpres hostilités d'écoles et d'ordres. Il ne recula devant rien ^ : il avait conscience de remplir un laborieux devoir. El son œuvre n'a pas été vaifie. Si elle n'avait pas été faite, ne croit-on [)as qu'ii y aurait eu, et qu'il y aurait encore, aujourd'hui,

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