‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 62 sur 71 · I. Lettre au Pape, i5 décembre · texte numérisé non relu

I. Lettre au Pape, i5 décembre

166 SALNT ALPHONSE DE LIGUÛRI.

Siciles et prêchaient cinquante missions par an, sans parler d'innombrables neuvaines et retraites données dans le cours de l'année aux personnes de toute condition. En dépit des plus cruelles angoisses l'héroïque patient ne céda pas une seule fois au plus léger mouvement de révolte. La prière qu'il se plaisait à réciter continuellement était la suivante : « Mon Dieu, ne permettez pas que je m'écarte d'une ligne de votre volonté! » Et lorsque ceux qui le plaignaient accusaient la main qui l'avait frappé, il leur imposait silence, et répétait simplement ce qu'il disait naguère à propos des Jésuites, avec la même soumission : « Volonté du Pape, volonté de Dieu! »

ir

De pareilles afflictions n'étaient pas faites pour raffermir la santé chancelante du saint vieillard. Quoiqu'il n'aime guère à se plaindre, quelques phrases de ses lettres trahissent parfois ce qu'il souffre dans son corps infirme. Il décourage une religieuse qui veut lui envoyer des douceurs. « Je n'en désire pas, lui dit-il*; j'en suis arrivé à ne pouvoir pas même goûter un biscuit. » L'année suivante^, il parle d'une douleur de tète continuelle

Page 1