‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 63 sur 71 · i4 juillet · texte numérisé non relu

i4 juillet

2. 2 janvier, i5 juillet et 2 décembre 1777. Souvent il lui fallait, pour garder un peu de lucidité, s'appliquer sur le front un linge mouillé ou une plaque de marbre.

qui lui interdit tout effort d'application, et du fauteuil sur lequel sont cloués ses membres perclus. On l'a prié de venir à Naples : « Ce n'est pas sérieux » , pense-t-il; les enfants accourraient en foule autour de son carrosse, pour voir si Ton traîne un vivant ou un mort. Il écrit le 19 août 1^80 : « Ma vie est une mort qui se prolonge », et le g mars 1782 : « Je suis presque réduit à l'état de cadavre. » Et comme il a fallu, bien malgré lui, renoncer à ses anciens instruments de pénitence, il craint de mener une existence trop commode. Il s'ingénie à trouver et à pratiquer des mortifications nouvelles. C'est merveille qu'un tel martyre ait pu durer autant d'années.

Avant que sonnât l'heure de la délivrance, d'autres épreuves encore devaient torturer cette pauvre âme , jusqu'en ses fibres les plus profondes et les plus intimes. S'efforçant de rendre la paix intérieure à sa nièce Marie -Thérèse de Liguori, bénédictine dans un couvent de Naples, vers 1784, il lui parle à peine des innombrables scrupules dont il est lui-même poursuivi continuellement par le démon. Mais Tannoia est autrement explicite. « D'épaisses ténèbres, rapporte-t-il*, obscurcirent son esprit, et un torrent d'iniquités vint alarmer son cœur. 11 ne voyait en tout que péché et péril d'offenser Dieu : celui qui avait dirigé des milliers d'âmes, qui les avait consolées dans leurs peines, éclairées dans leurs doutes,

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