EPILOGUE
3Igv Gousset ^ futur arclievcquc de Reims et cardinal. On ignore très généralement les belles pages enthousiastes, vives et hardies que lui consacra, en i8i)4, le futur restaurateur de Tabbaye de Solesnies. Elles méritent d'être signalées^. Et il faut rappeler aussi qu'O'Connell se pkiisait à cherchcide quoi nourrir son vrai et profond christianisme dans les œuvres ascétiques de saint Alphonse, distribuant volontiers ses opuscules et annotant sa Pré- /jaratio7i à la mort.
Dans la seconde moitié du \\\^ siècle, bien que les doctrines de Liguori eussent à peu près cause gagnée, Tattenlion ne s'est pas détournée de lui. Le plus grand mystique de cette époque, le P. Faber ', savait goûter celui qu'il appelle « noire bienaimé saint Alphonse », un homme dont « bien peu
congrégation des Obhus do Mario Ininiaculoo, qu'il lui un instant question do londrc avec colle dos Hédciiiptoristes.
I . La Justification de la t/u'olof^ic morale du lilenlieurcu.v A. -M. de Liguori (Louvain, i8>J) est signée de ral)l)é (ioussel, qui devint évêque d(> Périgucux en i835, j)uis arelicrêque de Reims (iR/îo), rnorl en 18GO.
•i. On les trouvera dans le premier volume de la traduction des œuvres complètes commencée par V Association rvlii^icusc établie à Solcsincs sous la règle de saint liviioit, et continuée, dès le tome 11, par les abbés Vidal, Delallo et Bousquet.
3. Croit-on (pie Tiiguori n'inspirât pas encore une pro-, fonde sympatbio au P. Ueckcr, âme mystique, elle aussi, par certains cotés, et qui avait cbercbé sa voie dans l'institut du Sainl-Kédomptcur avant de l'onder l'ordre des Paulistos? Par le sens profond qu'il a du besoin et de la vertu de la prière, il est bien disciple do saint Alj)lionso.
ont égalé l'expérience dans la vie spirituelle », cFautant plus humain d'ailleurs et indulgent qu'il était plus pur et plus saint ^ L'un des plus beaux panégyriques de Liguori a été prononcé chez les Rédemptoristes de Clapham en Angleterre, par le cardinal Manning ^ Alphonse de Liguori, écrivait Mgr Dupanloup^, est « un des saints des temps modernes qui a toujours eu pour moi le plus vif et le plus profond attrait ». Et dans son journal intime (8 avril i856) on lit : « Saint Liguori m'éclaire avec austérité. » N'était-ce pas Tune des intelligences les plus fermes et les plus lucides du monde catholique, Mgr d'Hulst, qui se plaisait naguère à signaler les inappréciables services rendus à l'Église par le grand adversaire du jansénisme ? Avec quel cœur il prononçait son éloge*, à l'occasion du centenaire d'août 1887! Au premier jour de ce mois, les fidèles de Naples et de Nocera récitèrent, en actions de grâces, trois Gloria Patrie juste un siècle après la mort du saint, aux tintements de \ Angélus de midi.
1. Tout pow Jésus ^ pass'un. Place avait été faite, en 1847, à Liguori dans la série oratorienne des vies de saints, et le P. Hutchison montrait, pour les défendre de n'avoir point pratiqué un élagage systématique du surnaturel, que cette méthode eut absolument défiguré saint Alphonse. (Voy. ^ie et lettres du P. Faber, par J.-E. Bowden.)
2. Manning, La confiance en Dieu et la mission de saint Alphonse de Liguori^ traduit par l'abbé Paillard (1868).
3. Histoire de saint Alphonse de Liguori^ ^^77» lettre à l'auteur.