‹ St Alphonse de LiguoriChapitre 7 sur 71 · INTRODUCTION. VU · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. VU

lèbre ouvrage, De la fréquente communion. Il obtint un succès qui a été comparé à celui de V Introduction à la wie décote. Et son résultat immédiat fut de diminuer très sensiblement le nombre des Pâques. Plusieurs curés de Paris constatèrent le fait : à Saint-Sulpice seulement il y eut trois mille communiants de moins. On sait d'ailleurs qu'à Port- Royal de pieuses âmes s'abstenaient pendant des mois, sinon pendant des années, du banquet eucbaristique. Des religieuses, comme les Mères Arnauld, se vantaient de n'avoir pas fait leurs Pâques depuis trois ans. ^lêlés aux laïques, d'anciens prêtres semblaient avoir oublié depuis leur conversion qu'ils avaient le pouvoir de célébrer la messe. L'usage s'établissait de n'accorder l'absolution qu'un certain temps après la confession*, et souvent après des confessions multipliées. Chez les populations qui se trouvent en présence d'un clergé gagné par cet esprit, la vie chrétienne ne tarde pas à décliner. A Marseille, au temps de

I. Arnauld se faisait gloire, à la fin de sa vie [Port-Royal^ t. II, p. i"S), d'avoir été le principal propagateur de cet usage en France. Il remarquait que l'utilité de cette pratique n'avait été connue ni de saint Philippe de Néri, ui du Cardinal de Bërulle ou du Père Condren. « Tout ce qu'ils faisoient au plus, disait-il, étoit de refuser l'absolution à ceux

qui témoignoient ne vouloir pas quitter leurs péchés

Pour ceux qui témoignoient les vouloir quitter, je doute fort qu'ils ne leur donnassent pas l'absolution. » Mais l'auteur du livre De la fréquente communion entendait que l'on appliquât la règle du délai de l'absolution, même lorsque le pénitent se trouvait en danger de mort.

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