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.. apostoliques remportées à
i.a conversion dos nations
jt>Mr, et, qu'apW'S plus de
■stat encore des idolâtres à
ceux-là seuls s'en étonne-
iTil faut de tombes de mis-
une base solide à I'é(lific;c
Ile.
SAINT PAULIN D'YORK. IGl
Puis en 607, la puissance d'Ethelbert, roi du K^ent, s'éparpille : son empire manquait de cohésion, simple fédération où chaque élément gardait sa valeur propre. Le premier h se détacher fut l'Est Anglie, avec son roi baptisé, mais toujours idolâtre, Rœdwald. La Mercie suivit; et le Kent resta isolé dans son coin. Pendant ce temps, Ethelfrid le ravageur, bataillait sur ses frontières avec les Calédoniens christianisés et les Welches. A l'intérieur, les Déiriens, mal soumis, communiquaient, à travers la grande forêt d'Elwen, avec les rois bretons. Là en effet s'étaient réfugiés les restes de la famille de cet Aella, dont le nom avait retenti jadis aux oreilles de saint Grégoire, sur les marchés de Rome. Alors, en 61 3, Ethelfrid frappa un coup vigoureux et remporta sur les Welches, sa grande victoire de Chester, où moururent les moines de Bangor.
Les deux fils d'Aella erraient fugitifs de royaume en royaume. L'un, dont le nom reste inconnu, disparaît, on ne sait comment; son fils Hereric est t- empoisonné chez le roi breton Cerdic. L'autre, qui sera saint Edwin roi et martyr, fuit partout devant la haine du roi de Northumbrie. Il cherche un refuge chez le prince du royaume naissant de Mercie, Cearl: il y épouse même la fille du roi, nommée Quaenburg. Mais là encore il faut céder et fuir plus loin. En 617, il était dans l'Est Anglie, à la cour de Rbedwald .
Laissons ici la parole au Vénérable Bède. « Rœdwald avait promis à l'exilé de le protéger contre les embûches de son ennemi. Mais , quand Ethelfrid apprit où était Edwin, et qu'il vivait chez ce roi.
hV2 SAINT AUGUSTIX DE CANTERBURY.
sur le pîed de Tégalité avec les courtisans, il envoya promettre à Rœdwald une grande somme d'argent, s'il voulait le mettre à mort. On refusa. Il envova une seconde fois, une troisième, offrant toujours davantage, et de plus, menaçant de la guerre. Soit crainte, soit corruption, Roedwald céda, et promit de tuer ou de faire tuer Edwin. Tn ami très fidèle éventa la chose; et, entrant dans la chambre où le prince se disposait à dormir, fon était aux premières heures de la nuit) il le fil sortir, lui raconta la faiblesse du roi et ajouta : (( Si vous voulez, je vous ferai sur l'heure passer la frontière, et vous mènerai où ni Rœdwald, niEthelfrid ne pourront vous rejoindre. » Edwin répondit: « Merci pour votre amitié , mais je ne puis faire ce que vous me suggérez; le traité que j'ai conclu avec un si grand roi, je ne puis être le premier à le rompre, puisque Rœdwald ne m'a fait aucun mal.. Bien plus, si je dois mourir, mieux vaut mourir de sa main que de la main du premier venu. Et puis, où fuir? Toutes les provinces de la Bretagne, voilà tant d'années que je les parcours en vagabond, poursuivi par mes ennemis? » L'ami s'en alla. Edwin resta seul dehors , assis tout triste devant le palais; un flot de pensées lui venait en tête,... Que faire? où se tourner? il ne savait.
(( Il y avait déjà longtemps que les angoisses silencieuses de son lime, et un feu caché, le tourmentaient. Tout à coup, dans le silence de la nuit profonde, il vit un homme s'approcher dont le visage et le costume lui étaient inconnus. Il eut peur. L'étranger vint à lui, le salua, lui demanda
SAINT PAULIN D'YORK. H>:î
rquol a celte heure, où tous reposent ensevelîs s le sommeil, seul et triste, il veillait, assis sur Lerre.
Le prince répliqua : a Que vous importe si dsse la nuit chez moi ou dehors? )> — « Ne croyez pas, reprit l'étranger, que 3.ore d'où viennent votre tristesse et votre ininie et pourquoi vous êtes assis dehors et solire. Je sais fort bien qui vous êtes, ce qui vous Wge, et ce que vous craignez. Mais, dites, quelle compense donnerez-vous à l'homme, s'il en est ^^ quî chassera vos douleurs, et persuadera à miwald de ne vous faire aucun mal et de ne pas ^M livrer à vos ennemis? »
jk Edwin répondit qu'il ferait tout son possible
marquer sa reconnaissance. L'autre ajouta :
« Et s'il vous promet, que, sans mentir, débar-
nn jour de vos ennemis, vous serez roi, et plus
roî, non seulement que vos ancêtres, mais que
les rois d'Angleterre? »
Edwin n'hésita pas h s'engager, si quelqu'un il lui accorder un tel bienfait, à l'en payer
ent. Et l'étranger, une troisième fois :
« Si l'homme qui vous aura fait ces prédicen toute vérité, peut vous donner, sur votre et votre vie, des conseils autrement salutaires Ltoot ce qu'ont jamais pu entendre vos ancêtres SwM proches, consentirez-vous h lui obéir et à im fles avertissements? )) « Edwin déclare qu'il le suivrait en tout...
A dessus, l'homme qui parlait lui mit la main ir la tète, disant : « Lorsque t\v\e\c\u vm
SALNT PAULIN D'YORK. 1G5
JoDs anglaises. La Providence est admirable dans *es voies : le vainqueur allait trouver la foi dans son Ejriomphe ; les fils du vaincu devaient la rencontrer (Sans leur exil.
Le roi pouvait avoir trente ans. Intelligent et
. actif, il commença, dit la tradition, par se fortifier
au nord contre les Pietés , en fondant la citadelle
dite le Bourg d'Edwin, Edimbourg. Puis commença
une ère de conquête et de gloire.
Pour capitale, il avait York. Ce n'était pas une petite ville sans histoire comme Canterbury. Au temps où elle s'appelait Eburacum, elle avait été capitale d'une province romaine. Et Rome en gardait encore le souvenir, puis qu'Augustin devait, dans les plans de saint Grégoire , y fonder une métropole. Dans un des cantons les plus riches et les plus fertiles de la Grande Bretagne, sur la route naturelle des armées et du commerce entre le nord et le sud, au confluent de deux rivières importantes, Eburacum avait été sous les Romains, la plus forte des villes du nord. Un camp fortifié, datant de Trajan, marque le noyau de la vieille cité. Bientôt, ^a population grandissant, elle fit éclater cette li- '^Ue trop étroite et se répandit sur la plaine ; elle ^ étendit sur les bords de ses deux rivières, avec le ^'Jïietière des riches le long d'une route, celui des