‹ St. François de BorgiaChapitre 12 sur 38 · LA COUR · texte numérisé non relu

LA COUR

leur des ordres impériaux. L'empereur écrivit luimême au duc que Timpéralrice et lui entendaient traiter François en fils, et l'établir eux-mêmes.

A ces avances le duc de Gandie répondit en remerciant Tempereur, et en Tassurant, que, quand, François serait en âge d'être marié, il saurait, dans le royaume de Valence, lui trouver un parti. On ne pouvait être plus maladroit. Cobos avertit François de l'imprudence que commettait son père, et François, qui tenait à Eléonore, indiqua un expédient. Le duc, terré dans son coin de Gandie, ignorait les usages de Castille : il craignait, peut-être, de violer les fueros d'Aragon, en mariant son fils hors de sa province, mais si l'empereur mandait le duc à la cour, François assurait que son père, effrayé par ce voyage, laisserait, plutôt que de le faire, toute liberté à son fils. Charles-Quint suivit ce conseil ; il appela le duc de Gandie. Jean II, décidément peu courtisan, supplia l'empereur de le laisser dans ses terres, et, si le prétexte de ce voyage était le mariage de son fils, il autorisa l'empereur à tout arranger à sa guise.

Heureux d'avoir triomphé de résistances qu'il n'était pas habitué à rencontrer, Charles-Quint avertit l'impératrice de donner suite à ses projets. François fut aussitôt fiancé à Eléonore de Castro. L'empereur dota la jeune fille, et, sur le point de partir pour Gênes, il fit dresser, à Barcelone, le contrat de mariage.

Le 29 juin iSsg, le duc de Gandie avait cédé à son fils la moitié de la baronnie de Lombay. Charles-

L'HOMME DE COURrelever le prestige des jeunes époux, baronnie en mnrcjuisat. En outre, l'emna le nouveau marquis de Lombay son r. L'impératrice en Et son grand écuyer, rquise, elle fit sa camarcra mayor.

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