‹ St. François de BorgiaChapitre 18 sur 38 · Le Saint Duc · texte numérisé non relu

Le Saint Duc

Dès qu'ils eurent entendu parler l'un de l'autre, Ignace de Loyola et François de Borgia s'étaient voués une profonde affection. En i54ï, paraît-il, recevant une lettre du vice-roi de Catalogne, saint Ignace, à Rome, aurait dit : « Qui croirait que ce seigneur viendra un jour ici, gouverner la &)mpagnie! » De son côté, pénétré comme il l'était, du désir de réformer l'Eglise, Borgia se sentit, dès qu'il le connut, invinciblement attiré vers l'ordre nouveau auquel Dieu confiait une si grande part à cette réforme.

En i543, avant la mort de sa femme, le duc de Gandie avait fondé, à Lombay, un couvent de Dominicains, qu'il destinait à l'évangélisation de ses sujets morisques. Aux enfants morîsques, il voulut

L'HOMME D'ÉTAT, même, une école, confiée aux Pères e. En i544f il dit son désir au le communiqua à saint Ignace. Le duc de fonder, plutôt, un collège sujets, et Borgia accepta. Le 16 norecevait, à Gandie, le Père André six jeunes maîtres que lui envoyait

valoir de ses bienTaits, Borgïa écrîateur : « que le Seigneur nous fassse lie bonté c'est, de sa part, d'inviter se servir de lui, alors qu'il n'a nne, et de l'employer à l'œuvre nsacré son très saint Fils. Assuréiréciaît cette faveur comme elle le laisseraient leurs affaires, pour se urs des serviteurs de Dieu. Que le lette pas que je sois son serviteur ;e son pain sans le gagner... » Et les anges remercient le Seigneur, irdes qu'il prodigue a ce pécheur ayant des ministres qui l'entendent, imédient à ses nécessités... Oh! si issait! Si Elle savait qui je suis, mr pour son Dieu augmenterait, fait de moi. J'aime à croire que les ivec une admiration spéciale, pour en moî, afin de m'amener à le conliés m'empêchent d'être un des fils lourtant, grâce à la bonté de Dieu,

de ceux auxquels il a douné le désii micîs quae cadunt de rnensa domim Aussi, avec autant de hardiesse que I:

mais avec moins de foi, je vous prîi pour mol à Dieu un don, à l'acquis commence à m'iacliDer. Je vois qu donner, et qu'il commence à me l'ace faiblesse est telle, qu'en une heure, que l'auge de Dieu a bâti en un grand besoin de persévéraDce et d cesse à poser la première pierre. La m'y aidera et le secours de ses prièi demande : que le Seigneur me don dire avec le Prophète : Proi/ideban conspectu meo semper*. Que V. R. m me soit donné ce que Dieu même i créatures, à savoir, l'exercice de la continuelle, pour laquelle nous avoi sais que je demande beaucoup, et i coûte bien cher à acquérir. Mais d( qu'il échauffe, c'est demander une i même, demander que l'homme coni sanctifie son Créateur. Plaise à sa que V. R. réponde ; Fides mea te sa j'ai demandé au Seigneur cette gràci foi et des mérites de V, R. J'espère 1

I . Des mies qui tombent àe la table de 1< 3. Je contemplaiB le Seigneur toujouj yeui.

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