‹ St Francois de SalesChapitre 22 sur 68 · Ibid., 1. II, cbap. xr · texte numérisé non relu

Ibid., 1. II, cbap. xr

sant et nous font croistre de plus en plus en l'amour sacré; mays quand il n'y a plus de vuide, et que nous ne prestons pas davantage de consentement, elle s'arreste*. »

La part de l'homme est d'accepter ce don toujours olTert, mais qui, repoussé, demeure sans effet. Reçu eu partie et jusqu'à une certaine limite, il produit son effet jusqu'à cette limite. Reçu selon toute l'étendue de sa vertu, il opère selon toute cette étendue. « Pour abondante que soit la fontaine, ses eaux n'entreront pas en un jardin selon leur afûuence, mais selon la petitesse ou grandeur du canal par où elles y sont conduites*. »

Mais d'où vient qu'un tel don puisse être refusé et que, Dieu ne manquant jamais à l'hoiume, l'homme manque souvent à Dieu ? De ce que nous sommes libres. « Nostre franc arbitre n'est nullement forcé ni nécessité par la grâce; ains, nonobstant la vigueur toute puissante de la main miséricordieuse de Dieu qui touche, environne et lie l'âme de tant et tant d'inspirations, de semonces et d'attraitz, cette volonté humaine demeure parfaittement libre et franche. La grâce saisit si gracieusement nos cœurs pour les attirer qu'elle ne gaste en rien la liberté de nostre volonté.... Elle agit fortement, mais si suavement que nostre volonté ne demeure point accablée sous une si puissante action; si que nous pouvons, emmi ses forces, consentir ou résister a ses mouvemens commeil nousplaist''. »

I. Traité de l'amour de Dieu, À. II, chap. xl. a. liid., ibid., ibid. „

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