‹ St Francois de SalesChapitre 23 sur 68 · Ibid , ibid., ch:ip. xu · texte numérisé non relu

Ibid , ibid., ch:ip. xu

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C'est donc une inspiration consentie, une grâce acceptée qui met dans notre âme l'amour de Dieu sur toutes choses. Dès qu'il y entre, il en chasse tout attachement réfléchi au mal; car les deux ne peuvent y subsister ensemble. Il implique donc et produit le re- ;pentir du péclié en même temps que la résolution de " la vertu, et non pas un repentir quelconque, non pas \ seulement celui que fait naître la considération soit des peines et des récompenses éternelles, soit de la laideur intrinsèque du mal et de la beauté de la vertu, toutes considérations raisonnables, louables, utiles, qui sont le commencement de la sagesse, qui n'excluent en aucune façon le motif de l'amour, qui même v acheminent chacune à sa manière, mais qui ne le contiennent pas encore. Il faut commencer par elles, mais pour les dépasser, « car le commencement des choses bonnes est bon, mais en qualité de commencement ; le progrès est meilleur, mais en qualité de progrès; mais de vouloir finir l'œuvre par le commencement, ou au progrès, c'est renverser l'ordre — L'amour seul est la perfection de la pœnitence* »; et c'est à cette perfection qu'il faut tendre.

Il y faut tendre dans les résolutions qui regardent l'avenir comme dans les regrets qui regardent le passé. Et le progrès de la vie intérieure consistera, après avoir introduit l'amour dans les unes et les autres, à les dégager de plus en plus de tout ce qui altère la pureté et le désintéressement de ce sentiment souverain. Et ainsi, par les continuelles et croissantes inspirations de la

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