‹ St Francois de SalesChapitre 34 sur 68 · Ibid,, chap. ii · texte numérisé non relu

Ibid,, chap. ii

C'est sans doute une ambitieuse entreprise de viser si haut. Mais c'est l'invitation du Maître lui-même : Soyez parfaits. Et il disait en même temps ; Menjoug est doux, et mon fardeau est léger. Ces deux choses sont dites pour tous. C'est donc une erreur très funeste de ( onsidérer la dévotion comme une vertu de cloître; et le livre tout entier est fait en vue de la dissiper. Car il est écrit pour ceux « qui vivent es villes, es mesnag^es, a la cour » ; et il est destiné à leur montrer « que peut une âme vigoureuse et constante vivre au monde sans recevoir aucune humeur mondaine et voler entre les flammes des convoitises terrestres sans brusler les aisles des sacrés désirs de la vie dévote. — C'est donc un erreur, ains une hérésie de vouloir bannir la vie dévote de la compaignie des soldatz, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du mesnage des gens mariés. La dévotion ne gaste rien quand elle est vraye, ains elle perfectionne tout, et Ihors qu'elle se rend contraire à la légitime vocation de quelqu'un, elle est sans doute fausse*. »

Dès les premières pages, nous rencontrons un point sur lequel il est impossible de ne pas insister. Saint François de Sales a été un incomparable directeur de consciences; il a guidé une foule d'âmes vers la sainteté ; et c'est par la plus illustre de ces directions qu'il a commencé à bâtir cet humble édifice de la Visitation réservé à destinées si hautes dans l'histoire de l'Église. \j^ Introduction à la uie dévote pose en principe la nécessité de cette assistance, le besoin pour les âmes qui

Page 1