VI PREFACE
gnagc de ces trois contemporains. J'y ai ajouté, cela va de soi, les observations critiques des Bollandistes^ et je me suis attaché à vivifier le tout, autant que je l'ai pu, par les écrits mêmes de saint Ignace, les Exercices, les Constitutions, et surtout les Lettres. Quand j'ai eu recours à d'autres sources, j'ai pris soin de les noter.
Ce livre a été écrit en parfaite liberté. Si on n'y trouve pas plus de concessions k des défiances et à des préventions invétérées, c'est qu'il n'est rien de tel qu'un commerce un peu prolongé avec un homme vraiment supérieur pour voir tomber une multitude de préjugés. Il est des légendes qui rapetissent la nature humaine comme il en est qui la font disparaître dans un merveilleux invraisemblable. On sait que l'esprit de cette collection est de dissiper ce que les unes et les autres ont de contraire à l'exacte vérité.
Je manquerais fort maladroitement a mon devoir si je ne remerciais ici les nombreux membres de la Compagnie qui de Paris à Bruxelles m'ont fourni, avec autant de délicatesse que d'obligeance, des indications précieuses. Grâce à eux, j'ai pu lire bien des documents, sinon tous inédits, du moins très rares. Avec autant de plaisir que de profit j'ai consulté à Saint-Acheul la curieuse bibliothèque que le P. Watrîgant a réunie sur \e^ Exercices spirituels^ livres de précurseurs, livres de commentateurs, livres d'amis, livres d'ennemis, traductions en toutes langues (y compris l'arabe.) Je n'oublierai pas ces nombreuses éditions protestantes qu'en Angleterre et en Amérique des pasteurs ont publiées, avec des « expurgations » fort légères, pour faire profiter le§