‹ St. Ignace de LoyolaChapitre 6 sur 17 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Qu'est-ce que le livre des Exercices? Une série de méditations, de prières, de résolutions et d'actes pieux, divisée en plusieurs semaines et conduite avec une méthode rigoureuse. Voici la définition que l'auteur luimême en a donnée : « Comme se promener, marcher, courir, sont des exercices corporels, de même les différents modes de préparer et de disposer l'âme à se défaire de toutes ses affections déréglées et, après s'en être défait, à chercher et à trouver la volonté de Dieu dans le règlement de sa vie, en vue de son salut, s'appellent exercices spirituels. »

C'est peu après sa conversion — mais à la suite de sa grande vision, croit Polanco — alors qu'il n'était rien qu'un fidèle cherchant passionnément la voie du salut, que dans une grotte de Manrèze il jeta les fondements de son œuvre. Le livre ou plutôt le cahier manuscrit qu'il composa là n'était évidemment pas le livre que nous avons. Pendant vingt-cinq ans (i) il ne

(i) Disent les Bollandistes. Le P. Roothan croit que les Exercices furent e'tablis tels que nous les avons^ dès i54i. H semble bien cjue la liinile doive être un peu recuU'e. Le P. Walrigant compte dans ce long travail, trois étapes : i° la rédaction première à Manrèze en pur espagnol; 2° une rédaction augmentée et

cessa de le retoucher jusqu'à ce que, huit ans avant sa mort, en i548, Timprimant avec l'approbation du Saint-Siège, il devait le considérer comme achevé! Mais il est probable que ces additions et annotations, fruits d'une attention si scrupuleuse et si amie des détails précis, ne modifièrent pas beaucoup les grandes lignes. Ainsi qu'il arrive souvent dans l'histoire des arts, l'ébauche ne devait être ni moins intéressante, ni moins pleine d'idées que l'œuvre définitive. Le succès qu'Ignace obtint tout de suite en communiquant ses exercices et en les « faisant faire » autour de lui suffisent d'ailleurs à nous le prouver (i).

Il faut dans cette œuvre distinguer deux parties. Il y a d'abord les principes, faits pour diriger de haut toute la vie — puis les moyens ou procédés qui doivent, au cours des exercices mêmes, faire pénétrer ces principes dans l'être tout entier de celui qui les pratique on les reçoit.

Je difai volontiers que, de ces principes, celui qui a

remaniée alors qu'Ignace venait d'apprendre le latin à Alcala; 3*^ des compléments suggérés à Paris tant par des connaissances beaucoup plus étendues en philosophie et en théologie que par la pratique même des Exercices donnés à des personnes d'une spiritualité déjà plus formée. — Mais je crois qu'il faut ajouter encore les annotations et additions dont la direction de la société naissante lui donna plus d'une fois Tidée. Les règles sur les bénéfices, sur l'orthodoxie, sont évidemment d'un homme qui commandait à des prêtres. Je pense donc que la date ultime ù maintenir définitivement est la date de i548.

(i) « Ces exercices spirituels, qu'il avait reçus lui-même de l'enseignement de Dieu^ il se mit à les communiquer dans Manrèze à un grand nombre de personnes. Ceux auxquels il les proposait ainsi restaient sous l'action du Seigneur par ces admirables leçons, par la consolation spirituelle (|u'ils en retiraient et par l'accroissement de toutes leurs vertus. » (Polanco.)

dû fixer un des premiers l'esprit de saint Ignace, c'est que Jésus est un roi, un chef d'armée ou, comme le disait son premier texte espagnol « un capitaine-général » dont lui se considérait comme le chevalier. C'est avec ce chef magnanime qu'il s'agit de conquérir le royaume par excellence : on ne le peut que par lui et avec lui; mais pour partager sa gloire qu'il offre libéralement il faut d'abord partager ses travaux.

Il le faut, parce que Dieu est notre chef et notre fin : une première méditation nous en persuade, et un examen de conscience, préliminaire indispensable de toute action pieuse , nous montre a quel point nous sommes éloignés de nous en inspirer comme nous le devrions. Mais Dieu est aussi le plus libéral et le plus humain des rois, et ce serait non seulement un acte de désobéissance, mais un acte d'ingratitude que de ne pas répondre a son appel.

Dans un recueil allemand fort justement estimé, les Voix de Maria Lach^ un jésuite contemporain, le P. Kreiten a très ingénieusement rattaché cette conception aux souvenirs de la chevalerie, dont Ignace, on l'a vu, était rempli. L'appel d'un roi, d'un héros aux chevaliers et nobles de son royaume... revient à chaque instant dans l'histoire de Charlemagne et de ses pairs...; elle se retrouve dans les anciens poèmes comme dans les romans postérieurs. En voici, entre autres, un exemple tiré d'un des romans de chevalerie les plus répandus, Guillaume d'Orange.

Guillaume a rendu à Louis, son roi, les plus grands services au milieu d'aventures exceptionnelles, et pourtant il n'a reçu aucune récompense, tandis que les courtisans et les chevaliers ont été comblés de dons et de fiefs. Excité par d'autres, le héros se sent doublement blessé de cet oubli, et il se rend h la cour pour

présenter sa réclamation au roi. Mais, chemin faisant, la pensée lui vient qu'il n'est pas digne d'un vrai chevalier de réclamer de cette façon son droit au roi (i). Quelque insignifiant que puisse être Louis, Guillaume est son vassal, et, comme tel, il s'est engagé vis-à-vis de l'Empereur Charles à défendre son fils contre quelques ennemis que ce soit. Lors donc que Louis déclare n'avoir pas de fief à donner à Guillaume, celui-ci demande comme tel l'Espagne, c'est-à-dire les provinces méridionales de la France occupées par les Sarrazins. A cette requête , le roi sourit et pense qu'un pays encore au pouvoir de l'ennemi est un singulier fief. Néanmoins il se rend au désir de Guillaume, il consent à lui faire donation de l'Espagne, avec un gant, signe de la suprématie impériale sur tout pays. En conséquence, devant la cour assemblée et devant les comteSj barons, nobles et chevaliers, Guillaume reçoit le gant symbolique ; puis il s'élance sur une table et d'une voix forte il dit à ceux qui l'entourent :

« Écoutez, nobles chevaliers de France ! Par Dieu ! je puis me vanter de posséder un fief plus étendu que ceux de trente de mes pairs ; mais il n'est pas encore conquis. M'adressant donc aux chevaliers pauvres, qui n'ont qu'un cheval boiteux et des vêtements déchirés, je leur dis : si jusqu'à ce jour ils n'ont rien gagné au service, je leur donnerai de l'argent, des terres et des chevaux d'Espagne , des châteaux et des forteresses, s'ils veulent s'exposer avec moi aux chances de la guerre pour m'aider à faire la conquête du pays et y rétablir la vraie religion. J'adresse la même offre aux pauvres écuyers, en leur proposant en outre de les armer chevaliers. »

(i) Celte ide'e se retrouvera encore dans sainte Thérèse.

En réponse à ces paroles tous s'écrièrent : « Par Dieu ! Seigneur Guillaume, hâtez- vous, celui qui ne pourra vous suivre à cheval vous accompagnera à pied ! » — De tous côtés accoururent chevaliers et écuvers avec les ai^mes qu'ils purent trouver. Bientôt trente mille hommes furent prêts à marcher; ils jurèrent fidélité au comte Guillaume et jurèrent de ne jamais l'abandonner, dussent-ils être taillés en pièces.

Nous trouvons, dit le P. Kreitten, dans cet épisode un tableau vivant de la vraie chevalerie, c'est-à-dire une expression naturelle des idées et des sentiments généreux qui animèrent les plus nobles esprits pendant des siècles, provoquèrent les croisades, entraînèrent le noble Génois à la découverte d'un nouveau monde. «Ces sentiments devaient être particulièrement intenses lorsque au commencement du seizième sîècle les Turcs s'avançaient en hordes innombrables et menaçaient d'envahir toute l'Europe occidentale... Belgrade fut pris en 1 52 1 ; en iSa?., ce fut le tour de Rhodes, autre boulevard de la chrétienté qui succomba avec la fleur de la chevalerie... Quoi d'élonnant que ces sentiments apparussent précisément dans les Exercices d'Ignace, lorsque, dans la méditation du règne de Jésus-Christ, il fit un appel semblable a celui qui est rapporté dans l'histoire du comte Guillaume d'Orange? Si donc on ne peut méconnaître l'analogie étroite qui existe en'tre les scènes racontées dans les livres de chevalerie et cette méditation, il faut tenir compte de nouveau de la manière dont saint Ignace utilisait ses idées humaines... De même que la conclusion du Fondement résonne jusque dans la deuxième semaine, ainsi la première méditation de la seconde résume dès son début, tout ce qui apparaît sous l'image de « l'appel d'un roi temporel. » Ce n'est pas un prince ou seigneur ordî-

naîre qui appelle ses pairs, lesquels k la rigueur ne sont pas tenus de le suivre, comme c'était le cas pour Guillaume d'Orange; c'est Jésus-Christ, un roi choisi par Dieu et à qui tous les princes et sujets chrétiens doivent respect et obéissance. Ce prince pouvait ordonner simplement h ceux-ci de le suivre ; c'est là l'idée de la première semaine; mais maintenant le roi présente comme le bût de ses désirs ce qu'il pouvait réclamer comme un devoir. C'est pourquoi saint Ignace l'appelle un roi doux et généreux ; et de ces deux faits, l'obéissance due par les sujets et le caractère libéral de l'appel qui leur est adressé; il fait ressortir l'indignité, Tin famie de ces chevaliers qui ne veulent pas suivre leur prince »..., et faire ce qu'il faut pour arriver à la victoire dont il leur a promis de partager avec eux la récompense.

Tous ces rapprochements du P. Kreiten (i) sont aussi vraisemblables qu'ingénieux. C'est pourquoi il y avait lieu de les reproduire ici. Il ne faudrait pas toutefois les exagérer; car ces souvenirs de la chevalerie, si vivants qu'ils fussent encore dans l'âme de l'auteur des Exercices^ allaient être de plus en plus, non étouffés, mais recouverts par toutes les idées, toutes les réflexions, toutes les formes même de langage empruntées à ce milieu monastique où il se complaisait tant.

Donc, pour suivre le cours des idées de saint Ignace, il est des hommes qui voudraient vaincre et vivre heureux sans combattre. Autrement dit, ils désirent se sauver, mais ils ne savent pas détruire résolument l'obstacle qu'ils rencontrent dans des affections, sinon foncièrement illégitimes, du moins désordonnées,

I. Je dois cette communication ainsi que plusieurs autres, non moins précieux, à l'obligeance du P. Watrigrant.

c'est-à-dire répugnant aux sacrifices nécessaires. Ils veulent bien la fin, ils ne veulent pas les moyens : ils en écartent l'idée ou l'ajournent à l'heure de la mort. Les autres comprennent la nécessité du sacrifice ; mais parmi eux beaucoup l'attendent ou le souhaitent le plus tardif et le plus incomplet possible, tandis qu'un petit nombre le commence et le consomme de plein gré. Il faut aller d'un progrès à l'autre résolument et doucement selon ses forces.

C'est dans ces progrès qu'on sera soutenu, si on le veut, par la comparaison des deux états de désolation et de consolation qu'on peut sentir successivement en soi-même : ils sont sous la dépendance de ces deux esprits dont il faut toujours s'appliquer à faire le discernement, l'un qui, dans ce que les hommes appellent plaisir, brise les forces de l'ûme, et dont l'autre, même dans la douleur apparente, les relève et les consolide. Il n'appartient à personne d'être constamment dominé par le second de ces deux esprits ; mais chacun est maître de choisir les moments où il en sent l'influence pour prendre des résolutions décisives; quand viendra l'heure de la désolation où il serait incapable de les former, il éprouvera encore, s'il leur est fidèle, le bienfait de cet esprit de consolation qui les lui aura heureusement inspirées.

Mais au-dessus de ces résolutions partielles qui se succèdent dans l'existence de chacun, il en est une qui est faite pour les dominer toutes : c'est celle qui s'arrête au choix d'un état de vie. Si l'homme qui aborde les Exercices n'est pas encore engagé, le moment est venu pour lui de choisir, à la lumière de ces principes. S'il est engagé, ou dans le mariage, ou dans une condition quelconque, il n'en a pas moins a choisir le mode d'usage de plus en plus épuré qu'il en doit faire.

Tels devaient bien être en effet les troîs grands principes qu'Ignace tournait et retournait alors dans son esprit. La milice spirituelle, il venait de Tinaugurer avec une magnanimité d'abord un peu téméraire, mais qui travaillait à s'éclairer et a se régler. La distinction des deux esprits, il l'avait entrevue sur son lit de douleur et il avait tous les jours, dans ses tentations et dans ses scrupules, des occasions nouvelles de la creuser. L'élection du genre de vie, enfin, n'était-ce pas la son grand souci? Que plus tard, pour chacune de ces considérations, il dût s'affranchir de toute préoccupation individuelle, universaliser ses maximes, les appliquer aux besoins de toutes les âmes, dans toutes les situations possibles de la vie et en vue des besoins de l'Eglise, que surtout il perfectionnât d'année en année l'art de donner aux autres les Exercices qu'il avait d'abord pratiqués pour s'affermir dans la vie spirituelle, rien de tout cela n'est douteux. Mais nous avons bien mis à nu, je crois, les racines de l'arbre : elles plongent dans la couche déjà si profonde de ses réflexions, de ses tourments et de ses consolations personnelles.

Après ces principes qu'il veut s^ exercer à faire pénétrer dans son âme, où sont les moyens pratiques qui lui semblent de nature à les enraciner davantage et à les faire mieux fructifier dans sa vie?

Assurément, il y a d'abord la grande méthode catholique où l'ermite de Manrèze n'avait rien a innover : prières plus fréquentes, examens de conscience, confessions, communions, méditation suivie et approfondie de la vie de Notre-Seigneur, il est évident que Tauteur des Exercices devait appeler à lui tontes ces ressources. S'il règle et organise l'emploi de chacune d'elles avec un soin savant, leur réservant, le jour et la nuit, des heures strictement délimitées, ce n'est pas là

cependant qu'il faut s'attendre à rencontrer un art original.

Il en est autrement dans la technique des procédés où apparaît d'abord la distribution des rôles entre celui qui donne les exercices et celui qui les reçoit, le premier devant s'appliquer, non à subjuguer, mais à servir avec douceur. Vient ensuite, pour celui qui reçoit les exercices (i), le conseil d'user dans ses propres méditations, du secours de son imagination, de constituer mentalement le lieu de la scène sacrée dont il étudie et contemple le mystère, de se représenter, avec force détails figurés, les personnages, leurs paroles, leurs actes, les circonstances matérielles du milieu où il les place. « Je verrai, premièrement les hommes qui sont sur la terre, si divers de costumes et de visage, — les uns blancs, les autres noirs, — les uns en paix, les autres en guerre, — les uns pleurant, les autres riani,

— les uns sains, les autres malades, — les uns naissant, les autres mourant. » Ce n'est même pas assez de s'assurer ainsi l'aide de l'imagination visuelle. Tous les sens doivent travailler l'un après l'autre a soutenir cette contemplation en s'appliquant aux divers aspects de la vérité qui sont de nature à intéresser chacun d'eux. Il faut toucher en imagination, entendre, flairer, goûter en imagination tout ce qui se rapporte à la mission du Christ, à nos fins dernières, bref à tout ce que nous sommes obligés de méditer. « Vécouterailts paroles,

— premièrement des hommes, comment ils parlent les uns avec les autres, comment ils jugent et blasphèment — secondement des personnes disant : opérons le

(i) Ou qui se trouve à même de se les donner sans le secours actuel d'un autre : car ce cas est, je crois^ pre'vu dans les habitudes de la Compagnie.

salut du genre humain — troisièment de l'ange et de Notre-Dame. Je réfléchirai sur ces discours pour en tirer profit. »

Enfin, si une position du corps ou une attitude semble avoir appelé un bon. mouvement de l'âme ou du * moins s'y être prêtée, qu'on la prolonge selon l'utilité particulière qu'on en éprouve, et qu'ainsi le corps tout entier s'associe h l'exercice spirituel et concoure à n'en laisser perdre aucun fruit.

Dans ce discours de la méthode de la vie intérieure et spirituelle, qu'y a-t-il de plus ou de moins emprunté? Qu'y a-t-il d'absolument personnel?

Est-ce Ignace de Loyola qui a inventé les « exercices »? Non, il n'a inventé ni le mot ni la chose. Les « exercices », c'est-à-dire les actes réfléchis, les études pratiques et les essais gradués sont de l'essence même de toute science, de toute industrie, de tout art, ils sont de l'essence de toute religion, mais surtout de la religion catholique. Pour celle-ci on peut remonter hardiment jusqu'à saint Paul, qui écrivait à Tiniothée (P. IV) « Les contes insensés des vieilles femmes, rejette-les elejcerce-toi à la piété, car la piété est utile à tout. »

On ne songea cependant pas, semble-t-il, à organiser ces exercices tant que les chefs de l'Eglise furent oc- ' cupés, soit aux grands combats théologiques et à l'extermination des hérésies, soit à la conversion des barbares et au défrichement des contrées incultes, soit aux luttes sociales. Si on rencontre le mot d' « exercices » dans^aint Jérôme, il est difficile de le trouver dans saint Augustin, dans saint Ambroise, dans saint

Anselme, dans saint Bruno, dans saint Benoît. Ce dernier, dans sa règle, parle bien des « instruments de la vie spirituelle » ; mais ces instruments ne sont autre chose que l'accomplissement de tous les commandements du Décalogue, de tous les commandements de l'Eglise et de tous les préceptes de Jésus-Christ. La distinction des divers exercices et leur théorie détaillée commence à saint Bernard.

« Un certain jour, dit-il (i), que j'étais occupé à un travail des mains et que je m'étais mis à penser à l'exercice de l'homme spirituel, je vis tout a coup, dans ma pensée, ces quatre degrés a franchir : la lecture, la méditation, l'oraison, la contemplation. Voilà l'échelle du cloître, celle qui, de la terre, mène au ciel. »

Le grand abbé de Clairvaux consacre tout un traité à expliquer cette division : il la résume souvent dans ses lettres, dans une, entre autres (2), où il rappelle que les « exercices spirituels » ne sont pas faits pour les corporels, mais les corporels pour les spirituels; « de même ajoute-t-il, que l'homme n'est pas fait pour la femme, mais la femme pour l'homme »; et il prescrit de distribuer avec soin les uns et les autres aux différentes heures du jour, selon les règles de l'Ordre.

A partir de ce moment, il n'est probablement pas de religieux qui ne connaisse explicitement et ne pratique les exercices. Aji siècle suivant, saint Bonaventure écrii pour une religieuse de Sainte-Claire une méditation de la vie de Jésus-Christ (3) à laquelle nous devons nous arrêter, car nous savons (le P. Watrigant nous l'a rappelé) qu'il en avait été donné h Montserrat au commen-

(i) Scala Claustralium swe tractatio de modo orandi.

(a) V. Epistola ad fralres de monte Dei.

(i) Traduite en franrais par M. de Riancey. Paris, Poussiel-

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