‹ St Léon le GrandChapitre 104 sur 123 · Epist. CXLVIII · texte numérisé non relu

Epist. CXLVIII

des évêques et du clergé d'Eg^vpte, est signée de quatorze évêques, de quatre prêtres d'Alexandrie et de deux diacres ^ Ils adressèrent en même temps à Anatole une lettre qui contient à peu près les mêmes choses-.

Mais tandis que les honnêtes gens venaient réclamer, avec une instance qui n'était que trop justifiée, la protection des pouvoirs publics contre les crimes d'Élure, celui-ci eut le front d'envoyer, de son côté, une députation semblable à l'empereur, avec une adresse qui portait ces propres mots : « En remettant entre vos mains le message de l'archevêque Timothée, notre père très saint et rempli de l'amour de Dieu, nous nous félicitons grandement de ce que la grande cité d'Alexandrie demeure en paix, sous l'empire de Votre Majesté ; car la tranquillité règne non seulement dans la ville même, mais dans le gouvernement de la sainte Eglise et des vénérables monastères. » La suite du discours cherche à établir que c'est Protérius lui-même qui a été la véritable cause des troubles, et que d'ailleurs il a été tué par les soldats et non par le peuple. Il y est dit que l'église d'x\lexandrie reçoit le concile de Nicée et ceux d'Éphèse (c'est-à-dire apparemment le faux aussi bien que le vrai), qu'elle ne connaît pas le concile des cent cinquante pères (celui de Constantinople de 38 1), et ne reçoit pas le concile de Chalcédoine'^.

1. On peut en voir une ancienne traduction latine dans Mansi, t. VII, col. 5^4, elles parties du texte grec qu'Evagre nous a conserve'es, dans son Hist. eccL, 1. II, c. riii.

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