Mansi,' t. VII. col
A celte pièce, assurément curieuse, était joint un mémoire d'Elure, par lequel il voulait prouver que le pape était nestorien, aussi bien que le concile de Chalcédoine^
La requête des hérétiques ne portait aucune signature, mais elle sollicitait une réponse de l'empereur à Timothée Elure, qui aurait pu s'en prévaloir comme d'une reconnaissance de la légitimité de son élection.
L'empereur ne donna pas de réponse, mais il jugea à propos de communiquer les deux requêtes à tous les métropolitains, en leur enjoignant, comme les évêques égyptiens l'avaient demandé, de réunir les évêques et tout le clergé de leurs provinces, et, après avoir délibéré avec eux, de lui faire connaître leur sentiment sur le concile de Chalcédoine et sur l'élection d'Elure. Cette démarche était inopportune, au moins en ce qui regarde le concile de Chalcédoine, dont les décisions, approuvées par le pape et parfaitement régulières , ne pouvaient plus être infirmées et n'avaient besoin d'aucune confirmation.
Une lettre circulaire du prince fut envoyée à ce propos à cinquante-huit évêques, dont nous avons la liste ^ qui commence par saint Léon, ainsi qu'à plusieurs illustres solitaires, tels que saint Siméon Stylite, saint Baradat, saint Jacques de Cyr, qui vivaient en Syrie.
De son côté, Anatole de Constantinople, qui ne