Gennadius Massiliensis, De script. eccL, c. lxxii
2. Voy. cette liste dans le recueil de Mansi, t. VII, col. 523, où elle fait suite à la lettre de l'empereur à Anatole, laquelle a dû servir de modèle pour toutes les autres.
perdait pas une occasion d'affirmer l'autorité à laquelle il prétendait, s'empressa de satisfaire de même au désir exprimé par les évèques d'Egypte, en écrivant à son tour non seulement à tous les métropolitains de l'Orient, mais encore au pape lui-même.
Il est probable qu'il tint un concile comme les autres métropolitains ; pourtant il n'en dit rien dans sa réponse à l'empereur. Il y déclare seulement qu'il tient Timothée pour indigne de l'épiscopat, et qu'il reçoit, sans y rien changer, les décrets du concile de Chalcédoine^.
Les métropolitains des diverses provinces s'occupèrent donc de réunir leurs suffragants; mais la chose , à cette époque , n'allait pas toujours sans difficulté et demandait d'ordinaire un certain temps, comme en témoigne la réponse de l'un d'eux, Agapitus de Rhode, qui, pressé par le magistrien Eudoxius, messager de l'empereur, se décida à écrire en son nom personnel, en s'excusant de ce que les rigueurs de l'hiver l'empêchaient pour l'instant de rassembler les évêques des îles, dont plusieurs occupaient des sièges séparés de la métropole par une distance de trois ou quatre mille stades. Il fait d'ailleurs une profession de foi pareille à celle d'Anatole, pareille à celle que devaient faire ensuite tous ses confrères, à peu près sans exception-.
Pendant ce temps, le souverain pontife tenait, comme toujours, à être instruit des affaires de l'Église avec autant d'exactitude et de rapidité que le permettaient les moyens de communication dont on