Mansi. t. VII, col. 58o
disposait alors. Ses lettres des années 4^7 et ^dS suffiraient à nous montrer à quel point il se préoccupait, en particulier, de la situation de l'Egypte. Il adresse à plusieurs reprises des consolations et de nobles encouragements aux évoques et aux clercs réfugiés à Constantinople. « Pensez, leur dit-il, à votre vraie patrie, et réjouissez-vous de l'exil présent. . . Les luttes que vous avez à soutenir aujourd'hui sont connues de celui qui vous en donnera la récompense^. » Et ailleurs : « La tribulation est courte, quand elle finit avec le temps. Et ne croyez pas que la persécution qui vous vient des ennemis de Dieu soit chose nouvelle, car ils ont persécuté de même les prophètes y qui étaient avant vous"^- . ))^
Nous avons, de ces mêmes années, plusieurs épîtresde lui à Anatole età l'empereur Léon. Aussitôt qu'il eut reçu d'eux les deux requêtes des évêques, ainsi que la lettre circulaire de l'empereur, il répondit à celui-ci avec l'autorité qui convenait , s'opposant une fois de plus à la convocation d'un nouveau concile, et montrant quelle profonde et incontestable différence il y avait entre la supplique des catholiques et celle des hérétiques. (( L'une, dit-il, déplore les désastres des évêques du Seigneur, de tout le peuple chrétien et des monastères ; l'autre n'est que la suite d'une série de crimes atroces. » Il remarque que celle des catholiques est signée, parce que ses auteurs ne craignent pas d'associer leurs noms à une démarche honorable, tandis que celle des hérétiques est l'œuvre obscure et anonyme d'un groupe de