‹ St Léon le GrandChapitre 108 sur 123 · Epist, CLX, I. Voy. aussi Epist. CLIV, CLXI · texte numérisé non relu

Epist, CLX, I. Voy. aussi Epist. CLIV, CLXI

gens dont aucun n'ose affronter une responsabilité personnelle 1. Cette lettre de saint Léon est du i^'' décembre /^d-j. Le même jour, il répondait aussi h Anatole-, répétant, sans se lasser, les mêmes choses autant de fois qu'il le croyait utile, et cela toujours avec la même sûreté de vues et la même justesse d'expression.

Il les répète à la fin de cette année, comme il les répétera encore l'année suivante à plusieurs reprises, surtout dans cette belle épître du i j août 458, adressée à l'empereur Léon, qui est digne en tout point de l'auteur de la lettre à Flavien, et qui fut presque aussi célèbre que cette dernière dans l'antiquité. Elle contient, elle aussi, une exposition claire et complète du dogme catholique sur l'incarnation du Sauveur, et sa défense contre les attaques des hérétiques, aussi bien de Nestorius que d'Eutychès. Elle est écrite avec une simplicité pleine de noblesse, qui fait éclater toute la beauté et toute la poésie de ces grandes questions théologiques quand elles sont traitées par une âme que la foi éclaire et que l'amour de Dieu réchauffe et inspire.

Saint Léon redit d'ailleurs dans cette lettre, presque mot pour mot, une bonne partie de ce qu'il avait dit dans une autre aux moines de la Palestine ^. (( Il ne cherchait pas, dit Tillemont, à faire admirer là fécondité de son esprit, mais la vérité et l'unité de la foi ''. » Il ajoute cependant ici des développements assez importants, ainsi que des extraits

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